Cameroun : La Cebevirha veut booster les revenues des éleveurs

par Africa Info
L’évolution de l’activité économique est dictée dans certains Etats de la Cemac par ce secteur d’élevage pastoral, tant pour sa contribution à hauteur de 10 à 20 % au produit intérieur brut (PIB) Ι Photo archives

La structure de coopération sous régionale de l’Afrique Centrale a accompagné les éleveurs lors de la foire à bétail qui s’est tenue du 12 au 14 décembre 2016 à Ngaoundéré, chef lieu de la région de l’Adamaoua.

La sous régionale Afrique Centrale dispose d’énormes potentialités en matière d’élevage. L’évolution de l’activité économique est dictée dans certains Etats de la Cemac par ce secteur d’élevage pastoral, tant pour sa contribution  à hauteur de 10 à 20 % au produit intérieur brut (PIB). Le développement de l’élevage est un pilier de développement de la croissance, de réduction de la pauvreté en zone rurale et de contribution à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Les bassins potentiels de production du bétail de la sous région, que sont le Nord du Cameroun, le Tchad et le Nord de la République, les produits de l’élevage sont exportés vers d’autres régions aux détriments des Etats consommateurs que sont le Gabon, le Congo et la Guinée Equatoriale.  « Déjà dès les années 1960, l’Adamaoua était une plaque tournante d’exportation de la viande dans la sous région. Les villes de Libreville, Brazzaville et Malabo, était ravitaillé en viande à partir de l’aéroport de Ngaoundéré. A la fin des années 70, les échanges dans ce secteur sont tombés en berne, de nouveaux circuits d’importation de la viande tels l’Europe, l’Amérique Latine se sont consolidés » déplore un responsable de la Confédération des éleveurs du Cameroun.

Créée en 1987, la Cebevirha est née de la volonté des Chefs de l’Etats de l’Afrique Centrale d’accompagner l’ensemble des Etats de la Cemac dans le développement du secteur de l’élevage et de la pêche. Une organisation de coopération économique sous-régionale dans le domaine du bétail, de la viande et des ressources halieutiques qui a pour mission « de favoriser le développement harmonisé et équilibré des secteurs de l'élevage et de la pêche des Etats membres ; la mise en œuvre  d’une politique intégrée d’aménagement des conditions de l’élevage et de la pêche au niveau de l’ensemble des Etats , l’amélioration de l’état sanitaire du bétail et du poisson ; le contrôle sur les lieux de conditionnement des troupeaux et de l’environnement du poisson ;la valorisation des produits et sous-produits de l’élevage et de la pêche en vue de permettre le développement d’industries dérivées »  explique Toussaint Bengono Ndong, secréatire exécutif de la cebevirha.

L’objectif étant de développer et harmoniser les échanges afin d’assurer une fluidité aussi grande que possible de la circulation du bétail, de la viande et des produits halieutiques entre les Etats membres, notamment en réduisant les contrôles administratifs, en simplifiant la fiscalité et en mettant en place une structure des prix adaptés pour encourager la production, la commercialisation et stimuler la consommation ; d’harmoniser et coordonner les politiques de l’élevage et de la pêche. Invitée à chaque édition  de la foire à bétail de Ngaoundéré depuis trois, la Cebevirha œuvre aux côtés de la confédération des éleveurs de la sous région Afrique centrale. Confronté à de nombreux défis liés à son fonctionnement, la structure se déploie à chaque occasion pour faire valoir sa visibilité et son action sur le terrain depuis plus de 20 ans.

Dewa Aboubakar, Africa Info