Cameroun : Le pays du dictateur Paul Biya n’organisera pas la CAN 2019

par J. REMY NGONO
L’économiste, Fouzi LEKJAA, président de la Fédération marocaine de football et vice- président de la CAF, a officialisé la candidature de son pays pour récupérer la CAN 2019 initialement attribuée au Cameroun. Ι © Photo archives

Coup franc : le Maroc va organiser la CAN 2019 à la place du Cameroun.

Dans une interview accordée au journal L’ÉCONOMISTE, Fouzi LEKJAA, président de la Fédération marocaine de football et vice- président de la CAF, a officialisé la candidature de son pays pour récupérer la CAN 2019 initialement attribuée au Cameroun

« Le Maroc n'hésitera pas une seconde fois à répondre favorablement à une doléance de la Confédération Africaine de Football pour abriter cette Coupe d’Afrique des Nations (CAN). D'ailleurs en 2015, à cause de l'épidémie d’Ébola, le management camerounais nous a privé de l'organisation de cette compétition. En 2019, nous remplacerons le Cameroun. C'est la revanche de l'histoire ».
L'annonce a des allures d'un défi contre l’ex président de la CAF Issa HAYATOU qui avait attribué l'organisation de la CAN 2019 au Cameroun sur la base des maquettes des stades utopiques, des cahiers de charges de rêveries.

Mais à 18 mois de la CAN, tous les projets de construction des stades, hôtels, routes, hôpitaux, aéroports télécommunications, sont ensevelis. 

Habitué des chevauchées de dernière minute et des travaux galvaudés, Paul BIYA doit maintenant se transformer en Jésus CHRIST pour construire toutes les infrastructures en quelques mois.

Son temple baptisé " complexe multisports Paul BIYA " dont la première pierre a été posée il y a 10 ans, est encore au niveau des fondations, malgré un budget de 163 milliards de FCFA. Celui de JAPOMA, dans la ville économique, ressemble à un champ en friches. 
Quand on se rappelle qu'il a fallu reporter la CAN féminine de janvier à juin parce que les travaux de réhabilitation du stade Ahmadou AHIDJO n'étaient pas achevés, il faudrait que Paul BIYA se transforme en James BOND ou Tom CRUISE pour réussir " MISSION IMPOSSIBLE 2019".

Déjà la FECAFOOT a annoncé avant-hier la résiliation du contrat de construction des petits stades municipaux de Bamenda, Banganté, Bafia, Sangmelima, dont les travaux confiés à PRIME PROTOMAC en avril 2016, sont toujours à l'arrêt.

L' Italien PICCINI, inconnu dans la construction des stades, mais qui a remporté le marché du complexe sportif Paul BIYA, a annoncé qu'il va fabriquer des morceaux de stade en Italie et en Chine, et venir les monter au Cameroun.

Mais il faut des bateaux énormes comme le Titanic pour transporter ce stade en pièces détachées.
Depuis 45 ans, le Cameroun prépare l'organisation d'une CAN. Le projet de loi des finances 2016 a affecté 550 milliards de FCFA pour la construction des infrastructures de cette CAN 2019.

Mais jusqu'à présent les procédures d'attribution de la construction de certains stades ne sont pas bouclées parce que les responsables exigent les rétro-commissions.
Maintenant que l’Algérie et le Maroc ayant des infrastructures sont à l'affût pour récupérer la CAN 2019, Paul BIYA se réveille pour envoyer les demandes d'explications à son beau-frère ministre des Sports.

Comme le dit un proverbe africain : le berger inconscient pense à réparer son enclos quand ses moutons se sont déjà échappés .
Source : J. REMY NGONO