Cameroun : Psychosociologique du comportement d’un pervers narcissique et ses adeptes

par Boris Bertolt
Parfait Ayissi est un criminel. Pour cela il doit répondre de ses actes. | © Photo archives

Les criminels rangés dans la catégorie de pervers narcissiques sont dans leur grande majorité des psychopathes. Une société s’organise sur des normes.

Les normes sont en réalité l’ensemble des principes qui organisent le vivre ensemble au sein d’une communauté et qui nous permettent de distinguer le bien du mal. Il existe des normes non codifiées. C'est-à-dire des principes qui ne sont pas écrits mais auxquels nous devons nous soumettre, c’est par exemple le cas de certains comportements que l’on observe dans nos villages, mais il existe des normes codifiées. Ce sont ces normes codifiées qui font office de texte de loi. Ces lois, dans une société, dans un Etat sont celles auxquelles tous les citoyens sont soumis afin que chaque citoyen puisse être libre, autonome et s’épanouir en toute quiétude. C’est pourquoi Jean Jacques Rousseau écrivait : « l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite n’est que liberté ». La violation d’une loi est un crime. Le crime étant définit comme tout acte qui va à l’encontre des principes édictés pour organiser le vivre ensemble dans une communauté. Au Cameroun, tout acte sexuel commis avec une mineure est punie par la loi. Une mineure n’est pas pénalement responsable. C’est la loi et nous devons nous y conformer. A défaut, retournons à l’Etat de nature de Thomas Hobbes où chacun peut faire ce qu’il veut. En ayant des relations sexuelles avec une fille de 14 ans, Parfait Ayissi a commis un crime et doit être punit.

Cependant, quand vous l’écoutez ainsi que ces défenseurs, ils tentent de justifier un crime. C’est ce qu’on appelle dans l’analyse criminologique : les techniques de neutralisation. Il s’agit en fait d’une tentative de rationalisation d’un comportement criminel. Le criminel veut se donner bonne conscience, il veut justifier son acte, il refuse psychologiquement d’assumer ainsi il doit neutraliser les accusations qui pèsent contre lui. C’est pourquoi dans l’analyse d’un crime on étudie l’acte en lui-même ( la scène, les expertises médico-légales, les dégâts, la trajectoires) qui peuvent donner lieu à des procédures judiciaires, mais également les auditions qui permettent en fait de comprendre pourquoi un individu peut avoir des relations sexuelles avec une mineure ou pourquoi des gens peuvent supporter un criminel.

Dans leur tentative de rationalisation du crime de Parfait Ayissi, 4 techniques sont utilisées :

- LE DENI DE RESPONSABILITE : Même si Parfait Ayissi a commis un crime, ce n’est pas de sa faute. Il devait le faire parce que Bonita était consentante. Il a été forcé de le faire. D’où la publication par ses soins de leurs conversations privées. Or non seulement Parfait Ayissi est un père d’enfant, âgé d’environ 40 ans, mais il avait promis un stage à cet enfant. Donc la relation sexuelle au-delà du fait qu’elle est illégale s’est produite en réalité sous la contrainte. C’est encore plus grave.

- LE DENI DE DOMMAGE OU DE DEGATS : Quoi que Parfait Ayissi ait pu faire, ce n’est pas grave. Les avocats ont mieux à faire qu’à s’occuper de Bonita. En fait, avoir des relations sexuelles avec une mineure ce n’est pas un problème. En réalité chez eux, c’est la loi et ceux qui supportent Bonita qui sont le problème parce qu’ils créent une affaire qui dans leurs tête n’existe pas. Pourtant son acte est un crime.

- ON CONDAMNE CEUX QUI DESAPPROUVENT LA RELATION AVEC UNE MINEURE : parce que Parfait Ayisssi et ses adeptes estiment qu’il n’y a pas de problème bien que la loi ait été violée, ceux qui dérangent dans cette affaire, ceux sont ceux qui condamnent l’acte qu’il a posé qui est pourtant un crime. Les avocats n’ont rien à faire. « Ce sont des sans caleçons » fulmine t’il. Boris Bertolt est jaloux de Parfait Ayissi et Vision 4. Ceux au sein de l’opinion publique qui demandent justice pour Bonita et que la loi soit appliquée sont soit des tribalistes ou des aigris. En dépit du fait qu’il a non seulement eu des rapports sexuelles avec une mineure de 14 ans, en plus l’a initié au lesbianisme, il estime que « l’enfer c’est les autres ».

- PRETEND ÊTRE LOYAL – Même s’il a commis un crime, il prétend respecter d’autres lois, travaille pour la République. D’où leur référence permanente au chef de l’Etat. Ils veulent protection. En réalité ils disent : « Oui j’ai commis un crime mais je reste loyal ». Mais qu’en est-il de Bonita. Pour eux, parce qu’elle est mineure, pauvre ; sa vie ne compte pas.

Parfait Ayissi est un criminel. Pour cela il doit répondre de ses actes. Or un gouvernement doit protéger l’ensemble de ses citoyens quelque soit leurs religions, leurs ethnies, leurs classes sociales. C’est AINSI QUE L’ON CONSTRUIT UNE REPUBLIQUE.

Boris Bertolt