« Etude comparée des systèmes linguistiques du français et du mundang. Implications didactiques et pédagogiques ». Tel est l’objet d’étude de la thèse de doctorat Phd, soutenue ce jeudi 12 janvier 2012, au département de français de l’université de N’Gaoundéré, région de l'Adamaoua.
Au cours de ce grand moment de la vie académique, Rosalie Mairama s’est appesantie avec tout son talent, sur le contact entre le français et le mundang, en relevant, chaque fois, les conséquences que cela entraine. D’où l’urgence selon elle, de décrier non seulement l’insuffisance des documents sur la langue mundang, mais aussi et surtout, le manque des règles grammaticales qui font en sorte que cette langue perde sa valeur d’antan. Sans avoir la prétention d’innover, elle affirme que ce chef d’œuvre n’est que la continuité des travaux de ses prédécesseurs. Au terme de son travail, la désormais Dr. Rosalie Mairama, est « parvenue à une étude comparative et contrastive qui aura permis de relever les similitudes ainsi que les divergences dans les deux langues en question dans cette thèse ».
Prenant la parole, les membres du jury, par l’entremise du Pr Félix Nicodème Bikoi venu de l’Université de Maroua par ailleurs, Président dudit jury, après examen, ont jugé acceptable la qualité du travail présenté. Mais il est reproché au Dr. Mairama, l’appréciation par elle-même de son travail. Selon les propos de Mme Léonie Metangmo-Tatou, l’un des examinateurs, c’est le public et le jury qui apprécient un travail et non l’auteur. Mais tout cela n’a en rien entaché la mention finale. Rosalie Mairama a repris la direction de son Maroua natal nantie non seulement de son doctorat mais surtout de la mention très honorable.
Le lendemain 13 Janvier 2012, même cadre, même ambiance ; c’était au tour du candidat Jean Paul Balga de passer devant les membres du jury pour défendre sa thèse portant sur « Le français en contact avec le tupuri à Maroua (Cameroun) : phonologie, morphosyntaxe et imaginaires linguistiques ».
En étudiant le domaine sociolinguistique, ce dernier propose l’intégration du français dans son environnement sociolinguistique afin que nos langues en général et plus particulièrement le tupuri finissent par influencer la langue de Molière. Comme esquisse de solution, le Dr. Jean Paul Balga interpelle le gouvernement, qui à son sens, devrait se battre dans cette logique.
Après avoir exposé le fruit de ses travaux, le futur Dr Balga s’est soumis au rituel. Le jury a pris la parole, et le calme s’est installé dans la salle. Parents et amis venus pour la circonstance, ont retenu leur souffle ! Finalement, Le jury a attribué la mention très honorable au candidat Jean Paul Balga. Tout d’un coup, les fleurs ont fusé de partout, les youyous se sont multiplié, le tout couronné par les crépitements des appareils photo.
Au sortir de ces soutenances, le Pr Edmond Biloa de l’Université de Yaoundé I en tant que rapporteur n’a pas manqué de démontrer l’importance et l’originalité des thèses présentées. Selon lui, la situation est préoccupante pour ces langues locales exposées aux différentes cultures. Aussi a-t-on appris au terme de ces deux rencontres intellectuelles, que l’Université de N’Gaoundéré se positionne au premier rang, en ce qui concerne la formation et l’encadrement des meilleurs titulaires des doctorats Phd au Cameroun.
Dewa Aboubakar, Ai N’Gaoundéré
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