Ai-Cameroun – En prélude au lancement de la 6ème édition de la Foire Humanitaire du livre, cinq représentants de l’Ecole Sous l’Arbre Humanitaire (ESAH) étaient face a la presse ce 23 Janvier 2O12 au Parc des Princes de Bali a Douala, la capitale économique.
A l’ouverture de la rencontre, Charles N’Tolla, le chef de la délégation a présenté les membres qui l’accompagnaient avant d’avoir une pensée pieuse pour ceux des membres de l’association qui ont quitté le monde des vivants en 2O11 notamment du côté de la France et de l’Angleterre.
Par la suite, il a présenté a la presse quelques réalisations de l’ESAH et s’est attardé sur le volet Education avec le projet de réhabilitation de l’Ecole Publique de Teki Bongo dans l’Arrondissement de Ngambé, département de la Sanaga Maritime dans la Région du littoral qui sera financé a hauteur de 26.OOO.OOO FCFA grâce au Conseil Régional de l’Ile de France et un autre projet d’adduction d’eau dans le département du Lom et Djérem de la région de l’Est.
L’Ecole Sous l’Arbre Humanitaire en France s’occupe de l’encadrement des familles d’origine Africaine tandis qu’en, Afrique et au Cameroun, elle intervient dans des micro projets de santé et d’éducation. C’est les mêmes domaines qui sont concernés dans les autres pays comme le Niger, la République Centrafricaine, le Niger ou le Burkina Faso. En France, elle s’appuie sur 87 bénévoles et des partenaires institutionnels dont la convention avec la Mairie de Paris est en renégociation.
La Foire Humanitaire du Livre qui se tient depuis cinq ans vers la fin du mois de Janvier de chaque est le projet phare de l’association. Depuis ces cinq années entre 5OO et 6OO.OOO livres ont été livrés au grand public a moindre coût.
Charles N’Tolla a néanmoins déploré que la mayonnaise n’ait toujours pas pris pour les populations du Grand Nord. « Aller au Nord nous coûte une fois et demie ce que nous coûte le transport Douala-Paris et nous n’avons jamais pu récupérer la totalité des frais engagés. Nous avons pu le faire a hauteur de 4O, 65 et parfois 75 % de ce que nous avons dépensé. Nous changeons de bénévoles tous les ans parce que nous voulons changer de partenaires d’une part et d’autre part parce que nous voulons faire bénéficier le plus de bénévoles possibles ».
Ce volet du bénévolat a permis a Maître Pierre Boubou d’apporter un témoignage sur ce que faisaient les membres de l’association ESAH. « J’étais la hier et ils étaient (les membres de ESAH NDLR) tous en train de travailler ensemble. Une des choses fondamentales de la Foire Humanitaire du livre, c’est de montrer l’intérêt de lire a vos lecteurs et téléspectateurs. Si le monde a changé aujourd’hui, c’est grâce aux écrits et au livre et celui qui apporte le livre ou la lecture a quelqu’un, il fait beaucoup avancer l’humanité ».
De son côté, Alphonse Jene de l’Association Emergence Nord-Sud et par ailleurs modérateur de la conférence de presse a relevé le rôle important de la presse dans le succès de la Foire. « Dans les billets d’invitation que je vous ai envoyés, j’ai fait la part belle aux medias et les journalistes doivent s’approprier l’évènement pour se mettre au devant de la scène. Ce qui nous tue, c’est que nous-mêmes nous n’avons pas le temps de lire, même ce que écrivons. Je vais créer une sorte de répertoire a partir de maintenant car l’ESAH ne s’arrête pas avec la foire ».
48.OOO livres sont venus s’ajouter aux 8.OOO autres et seront disponibles a Douala jusqu’au 29 Janvier avant d’être transportés a Yaoundé puis a l’Université de Dschang où les éventuels acquéreurs les achèteront a 2.5OO FCFA tandis que les bandes dessinées seront remises gracieusement aux enfants qui viendront visiter la foire alors que de 16 a 18.OOO livres seront rétrocédés a divers bénéficiaires sous forme de dons.
Au cours du jeu de questions-réponses, les journalistes ont voulu en savoir plus sur le rapprochement de l’association des écoles Camerounaises, sur le partenariat presse-ESAH ou sur le changement des sites d’exposition.
Sans ambages les organisateurs ont répondu aux appréhensions des représentants de la presse. « Il faut enraciner une culture de la lecture et il n’y a que les medias pour le faire en inculquant la notion de la lecture, en la suscitant, en créant des émissions et des jeux-concours que nous allons primer. L’Ecole est une initiation et la maison ou la famille doit suivre ». Ou encore « Une large proportion a été réservée a la population universitaire parce qu’il est plus facile de parler du livre aux universitaires. Mais nous tenons compte de toutes les tranches sociales… On garde espoir qu’on retournera un jour a la salle des fêtes d’Akwa si le processus d’acquisition de cette salle se normalise ». Ou enfin « On a commencé faire des dons aux journalistes et aux organes de presse mais on a du mal a faire passer le message. Les journalistes n’ont pas voulu comprendre que nous n’avons pas l’argent a offrir. Si les gens veulent que nous avancions, il faut qu’ils adhèrent au projet. En France, la crise est passée et on ne recycle plus les ordinateurs tous les 22 mois et la source a tari. Plus vous nous aidez, plus on viendra vers vous et plus nous échangerons ».
Ce partenariat entre la presse et l’Ecole Sous l’Arbre Humanitaire ira néanmoins se renforçant si chaque partie joue dans les prochains jours, a fond sa partition.
Georges Ndenga, Ai Douala
Articles Similaires
- Cameroun : Les USA appuient la protection des droits des prévenus et détenus dans les prisons
- Cameroun : Double scrutin, les Etats-Unis plaident pour plus de jeunes et de femmes candidats
- Cameroun : Plus de 31 milliards pour un nouveau départ à l’enseignement supérieur
- Africa info - Communiqué : L'Union africaine forme l'espoir que les pourparlers entre le soudan et le soudan du sud, qui reprennent le 6 mars à Addis Abeba, aboutissent à des résultats positifs
- Cameroun : Les premières dames d’Afrique pour l’éducation de la jeunesse






