En accédant à la magistrature suprême, l’actuel président de la République, Ali Bongo Ondimba, a fait de l’émergence un slogan très usuel, en greffant d’ailleurs la volonté du changement à la qualité des actes posés entre-temps. Une émergence qui risquerait d’être visiblement occultée par la proportion que prend la pauvreté dans notre pays. Les seuls faits marquant qui colorent cette pauvreté est la présence quasi permanente de nombreuses familles dans les alentours du dépôt de déchets de Mindoumbé, les mouvements des paniers vides, la présence d’une couche active dans les alentours des débits de boisson des longueurs de journée, le chômage galopant, la fermeture des unités forestières, etc.
Dans ce cas précis, les défis sont énormes et quelques facteurs ornent cette réalité de pauvreté décriée. Selon une certaine estimation, l’incidence de la pauvreté au Gabon est de 25%. Selon l'Enquête gabonaise pour le suivi et l'évaluation de la pauvreté (EGEP) menée entre-temps, la pauvreté touche 33% de la population dont 30% des personnes vivant en milieu urbain et 45% en milieu rural. Depuis lors, il y a eu très peu d’avancés. A la considération de cette incidence, il est clair que pour parvenir à cette émergence voulue, il revient aux autorités de la république de procéder à une analyse stratégique amenant à doper les secteurs clés profondément touchés par la pauvreté. Qui sont, entre autres : le secteur éducatif, le secteur sanitaire, le secteur agricole, etc.
Achille Moutsinga, Ai Libreville
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