Ai-Cameroun – C’est dans l’après-midi de ce 21 Février 2O12 que les travaux de l’atelier de formation des administrations sur les techniques de contrôle commercial des aliments enrichis, ouverts la veille à la Délégation Régionale du Commerce du Littoral, ont pris fin.
Administration et associations de défense des droits de consommateurs côte à côte
Aux côtés des personnels du Ministère du Commerce, l’organisateur de l’atelier grâce à l’appui financier de la Fondation Helen Keller International, se trouvaient leurs homologues des Ministères de la Santé Publique, de l’Industrie, des Mines et du développement Technologique. Notable également, la présence des responsables de deux associations de défense des droits de Consommateurs a savoir Calvin Nya le Président de la Chambre Nationale des Consommateurs du Cameroun (CNACOC) et Boniface Fala, le Président du Bureau National pour la Protection et la Défense du Consommateur (BNPC).
Cette seconde journée avait débuté par un rappel des différents modules de la veille, rappel fait par Alex Ndjebayi de Helen Keller International (HKI). Par la suite, l’on a procédé à la reconstitution des cinq groupes de travail et instruction leur a été donné d’aller dans cinq supermarchés de la ville de Douala situés au quartier Akwa procéder au contrôle de la farine et de l’huile végétale enrichis et ce, pendant une heure et trente minutes.
De retour dans la salle des conférences de la Délégation Régionale du Commerce du Littoral, chaque groupe, à travers un porte-parole a procédé à la restitution de leur observation ponctuée par des conclusions et des recommandations. Tous ces groupes ont relevé des anomalies sur l’étiquetage, l’emballage ou la présentation des produits, ce qui traduit que la norme n’a pas été respectée. Mais le plus grave est que la plupart des produits examinés n’étaient pas enrichis comme le préconisent les normes camerounaises sur l’huile végétale et sur la farine de blé. Des normes qui ont été rendues obligatoires depuis le mois d’Août 2O11. Il a été recommandé notamment aux importateurs de se conformer à la réglementation en commandant dorénavant les aliments enrichis et aux producteurs locaux de ne mettre sur le marché que les produits effectivement enrichis.
Une expertise maitrisée pour des contrôles efficaces
Ces échanges ont permis aux animateurs de l’atelier de se rendre à l’évidence que les participants s’étaient approprié les techniques de contrôle commercial des aliments enrichis afin qu’ils « puissent débarrasser les marchés des produits non conformes aux normes rendues obligatoires en matière de fortification alimentaire » leur a laissé entendre le représentant du ministre, Moïse Théophile Akoa Zang. Ce dernier a poursuivi en relevant qu’il s’est rendu compte que les exposés ont été suivis avec intérêt et que les participants ont acquis l’expertise nécessaire pour se jeter à l’eau. Cependant, il leur a recommandé de continuer à apprendre et à faire appel aussi bien aux formateurs qu’à leurs collègues en cas de difficultés sur le terrain.
Avant de déclarer clos les travaux, M. Akoa Zang a rappelé que le séminaire de Douala était le troisième du genre après ceux organisés à Mbalmayo dans la Région du Centre et à Ebolowa dans la Région du Sud. D’autres sont prévus à Limbé dans le Sud-Ouest, Bafoussam à l’Ouest, Bamenda dans le Nord-Ouest, Bertoua à l’Est et dans les trois Régions du Grand Nord.
Georges Ndenga, Ai Douala
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