Sous prétexte de lutte contre une hypothétique crise de la dette, l’Occident s’active désespérément à boucher des trous que ses économistes, pourtant « nobélisés », prennent pour des brèches accidentelles dans son système financier.
Mais il n’en est rien car, et ils le savent, leur langue de bois masque mal l’effondrement pratiquement irrémédiable de ce capitalisme financier spéculateur sans âme qui l’a conduit à son illusoire apogée. Par l’esclavage, la colonisation, le pillage, la spoliation systématique des autres peuples et la recolonisation feutrée, l’Occident prédateur s’est hissé, sans éthique humanitaire aucune, au rang de puissance planétaire unique.
Par la prophétie de Keynes, les guerres du pétrole et de recolonisation honteuse ne font qu’intensifier les soubresauts d’agonie d’un Occident condamné à se suicider sous les catastrophes des centrales nucléaires de son absence d’avenir. Les nations qui ont bâti leur prospérité sur l’esclavage et la colonisation vont devoir payer leurs forfaits. Le mieux qui puisse leur arriver n’est qu’un de ces retournements de destin dont foisonne leur histoire depuis la Grèce antique. Et c’est bien un signe prémonitoire que l’affolement se soit installée à partir de la banqueroute de ce pays.
L’Espagne et le Portugal avaient ouvert le bal. Il est bien loin le temps où l’on cassait de l’Inca et de l’Aztèque pour couvrir d’or des royaumes fainéants. L’Espagne vient de s’engager sur le chemin de son retour au moyen-âge populaire de droite ; puisse l’Angola racheter tout le tissu économique portugais ! La Grande Bretagne ne doit encore son salut qu’à sa défiance de la zone euro mais, il n’est plus loin, le jour où elle chantera « Hello rubbish » dans ses poubelles ! Athènes d’abord, Rome ensuite. L’Occident s’effondre dans le respect de l’ordre du crépuscule de sa gloire usurpée. L’on peut ainsi savoir qui succombera après qui et jusqu’au dernier. Impossible d’échapper à l’effet domino !
La grande tricheuse qui, sur les ondes de sa « radio mondiale », se gargarise encore aujourd’hui des crimes des Tigres et des Gazelles qui ont transformé la Libye en triste nécropole, ne perd rien pour attendre. Ces hélicoptères qui ont semé la mort dans des familles innocentes sonnaient en fait le glas de ses rodomontades disgracieuses. Ses amours tonitruantes avec l’ennemie séculaire se consommeront dans le baisé de la mort. Toutes les mantes-religieuses le savent. Celles athées, au service des sectes pernicieuses, aussi ! Quand la crédibilité des agences de notation n’est remise en cause que lorsqu’elles se mettent à douter du triple « A » clignotant de certains, alors les dés sont pipés. Il est infantile de se prévaloir d’une puissance que l’on n’a pas. Il est tout aussi puéril de décrier sur les toits la paille qui est dans l’œil des voisins alpin et méditerranéen dans l’espoir de dissimuler la poutre qui est dans le nôtre. La vérité finira par triompher !
Où sont donc passés tous ces plans d’ajustement structurel jadis imposés à la Côte d’Ivoire et au Cameroun ? Hier thérapies miracles de redressement des économies sinistrées, l’on s’empresse aujourd’hui à les déclarer inopérants. L’on reconnaît, sans nullement le regretter, qu’ils ont aggravé le taux de pauvreté dans ces pays, le faisant passer de 10% à 60% et plus en 10 ans. Raison pour laquelle il est impensable de les appliquer en Occident ! D’ailleurs, pour sauver son économie, l’Afrique doit privatiser ses entreprises publiques. L’Occident doit plutôt nationaliser ses entreprises privées dans le même dessein. Brrrr ! Les diamants du Zimbabwé sont ceux du sang ; les capitaux chinois et russes qui, s’illusionne-t-on, vont sauver l’Occident, se seraient démocratiquement constitués pendant la Longue Marche ou sur la Place Tien An Men et les goulags de Sibérie, le développement des sovkhozes ou le printemps de Prague !
Mais rien, de tous ces parjures et basses abjections vénales ne sauvera l’Occident de son tragique destin. Pas même les Institutions de Bretton Woods. Ceux qui permettent à nos détrousseurs de déposer le butin de leurs rapines dans leurs banques pour ensuite les confisquer sous l’euphémisme scélérat « gel des avoirs » ; ceux qui minent les efforts de développement de nos pays et nous privent d’avenir pour assurer le leur et celui de leurs enfants ; ceux qui projettent l’Afrique sans les Africains, sont dos au mur. L e vin est tiré, ils vont le boire. Et rien n’éloignera d’eux ce calice !
Dieudonné Bessalla
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