Ai-Cameroun - A Douala, la capitale économique, les lampions de la 6ème édition de la Foire Humanitaire du Livre se sont définitivement éteints ce 28 Janvier au Parc des Princes de Bali. Pendant cinq jours, les visiteurs ont pu acheter quelques milliers d’ouvrages dans divers domaines. Peu avant la fermeture de la Foire, le reporter d’AFRICA INFO a rencontré l’un des organisateurs Charles N’TOLLA pour en savoir plus sur cette édition.
Quelle a été la particularité de cette 6ème édition ?
Les prix de tous les livres ont été réduits à ceux d’un roman (2.500FCFA NDLR) ce qui a drainé deux fois plus de monde que les autres fois.
Quelle différence faites-vous entre 5ème et la 6ème édition ?
On a fait plus de fois plus de monde qu’auparavant. La logistique était adaptée à la foire : étagères et tentes. La dernière fois, nous avons perdu 3.000 livres parce que nous n’avions pas de tentes. Celles que nous avions pouvaient accueillir plus d’eau que celles que nous avons aujourd’hui. Nous remercions notre partenaire Miracle Informatique d’avoir mis à notre disposition tant de moyens.
La fréquentation quotidienne des visiteurs vous a-t-elle satisfait ?
Enormément parce nous attendions entre 50 et 60.000 visiteurs et aujourd’hui nous sommes entre 50 et 100.000 pour la ville de Douala.
Quel bilan dressez-vous de votre passage cette année à Douala ?
Un bilan très positif. Il faut noter la précieuse gracieuse de tous les medias, ce qui n’était pas le cas auparavant. Même les medias d’obédience religieuse ! Autrefois, les media ne nous avaient pas suivis !
Ce bilan est positif à tous les niveaux : fréquentation, couverture médiatique, appui des autorités administratives… Même le déroulement de la Coupe d’Afrique des Nations en Guinée Equatoriale et au Gabon n’a pas influencé le bon déroulement de la foire malgré le fait que le Cameroun ne soit pas qualifié. Nous nous attendions à ce que cela ait une influence sur la fréquentation de la foire mais cela n’a pas été le cas.
Quelles relations entretenez-vous aujourd’hui avec les medias ?
Les relations entre l’Ecole Sous l’Arbre Humanitaire et les média atteint le point culminant que nous avions souhaité. Si les médias continuent dans cette voie, nous atteindrons l’objectif que nous nous étions fixés (01 livre par personne).
Qu’attendez-vous du public de Yaoundé et de Dschang ?
Le public de Dschang est acquis puisqu’il est à 90% universitaire. Le Recteur et les étudiants font le travail à notre place et nous n’avons pas de soucis à ce niveau-là. Nous savons que le public sera présent du 07 au 09 Février 2012 au Campus de l’Université de Dschang.
Du côté de Yaoundé, du 30 Janvier au 05 Février, nous avons l’appui des autorités administratives et municipales et même, le Préfet du Mfoundi nous a assurés qu’il sera là avec le délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé. C’est une action assez positive. Nous avons le soutien des services publics dont celui de la CRTV (Cameroon Radio and Television Corporation, organe médiatique de l’Etat NDLR) et nous verrons comment le public saura répondre positivement à l’évènement.
Reviendrez-vous l’année prochaine ?
Rendez-vous en mi Janvier-Février avec une équipe capable de résoudre tous les problèmes administratifs. Mais il faudra former des gens capables de remplir ces tâches et cela n’est pas évident. Il faut se battre tous les jours et nous restons optimistes que tout ira pour le mieux. Les relations avec l’Etat se sont améliorées, avec les douanes également et avec les autres partenaires. Il y a une dynamique d’évolution qui nous permet de rester optimistes.
Propos recueillis par Georges Ndenga, Ai Douala
Articles Similaires
- Cameroun : L’Université de DOUALA accueille la 4ème édition de la foire humanitaire du livre
- Cameroun : Fin en demi-teinte de la première édition du festival traditionnel et culturel des peuples du Nkam
- Cameroun : Nouveau cadre juridique de la presse, la proposition du projet de loi du SJEC sur la table du gouvernement
- Gabon : Coup d’envoi de la 12ème édition de la fête des cultures
- Cameroun : Vih/Sida, Etat des lieux de la Stigmatisation et la Discrimination à l’égard des groupes marginalisés






