France :Migrants, Emmanuel Macron veut réformer le droit d'asile

par FRANÇAIS RT.COM
« Avec cet objectif qu'une personne réfugiée qui fait une demande de statut de réfugié puisse avoir dans les six mois une réponse précise, adaptée, avec le statut qui lui permet ensuite d'être accompagnée et de trouver un emploi et des conditions d'accueil et de vie en France qui soient légitimes » Ι © Photo observers.france 24.com

Le président de la République a répété que la réforme du droit d'asile et la durée d'instruction du droit d'asile étaient des priorités de l'action gouvernementale. Sa déclaration fait suite aux critiques du Défenseur des droits, Jacques Toubon.

Selon le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, Emmanuel Macron a répété lors du conseil des ministres de ce 22 juin 2017 que la réforme du droit d'asile était prioritaire. « Avec cet objectif qu'une personne réfugiée qui fait une demande de statut de réfugié puisse avoir dans les six mois une réponse précise, adaptée, avec le statut qui lui permet ensuite d'être accompagnée et de trouver un emploi et des conditions d'accueil et de vie en France qui soient légitimes », a développé Christophe Castaner.

Et d'ajouter, en référence à la Jungle de Calais, où entre 400 et 600 migrants vivent : «Il y a aussi la situation d'urgence, le fait qu'il ne faut pas laisser se recréer des endroits qui sont des zones où le côté sanitaire notamment est absolument catastrophique». Christophe Castaner a en outre rappelé que le gouvernement précédent, sous François Hollande, avait lancé un programme d'accueil de 12 000 places.

Le chef de l'Etat répondait ainsi aux critiques de Jacques Toubon, Défenseur des droits, qui a compétence constitutionnelle indépendante. Ce dernier a demandé instamment ce même 22 juin 2017 l'ouverture d'un centre d'accueil pour migrants à Calais et la réouverture d'un guichet leur permettant de demander l'asile, réitérant son constat d'atteintes sans précédent aux droits des migrants à Calais.

Pour leur part, les associations d'aide aux réfugiés dénoncent depuis plusieurs semaines des «entraves répétées» et un durcissement des forces de l'ordre à l'égard des migrants revenus à Calais après le démantèlement de la Jungle en octobre 2016. Plus de 7 000 migrants avaient alors été pris en charge par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve et disséminés dans plusieurs lieux d'accueil en France.

Une grande partie des migrants, plus de 3 000, étaient toutefois venus se rassembler à Paris, constituant un camp de fortune aux abords de la station de métro Stalingrad, dans le nord-est de la capitale. Quelques semaines après, de nouveaux camps, plus discrets réapparaissaient dans le Pas-de-Calais.

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