
Ai-Cameroun- Arrivés respectivement le 10 et le 11 Février 2012 dans la capitale économique, les Professeurs de cardiologie Hippolyte Agboton et Jean Michel Haissaguerre sont au Cameroun pour une visite de travail de plus d’une semaine.C’est dans le cadre de la formation continue des médecins Camerounais qu’abrite la Swiss Clinic de Bali à Douala.
Visites de courtoisie
La matinée de ce 13 Février a été consacrée à des visites de courtoisie au Consul Général de France et au Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Douala.
Au Consul Général de France, le Professeur Haissaguerre qui est accompagné de son épouse, a fait part au diplomate de l’intérêt de la mise en place d’un système de prise en charge des maladies du cœur par des spécialistes locaux. Parlant du traitement des troubles du rythme cardiaque par l’ablation par radiofréquence, le Professeur Haissaguerre a relevé que c’était un système qui permettait de soigner les malades à moindre coût et à prévenir les morts subites.
Le Consul Général de France de son côté a relevé les problèmes auxquels il fait souvent face dans le cadre des évacuations sanitaires insistant sur le non paiement des frais d’hospitalisation ou de soins médicaux ou encore des éventuels cas de non retour des malades une fois guéris.
Avec le Délégué du Gouvernement, l’entretien a vite tourné à une séance de travail entre praticiens et les termes techniques ont vite fait leur apparition. Mais très rapidement le Dr Fritz Ntonè Ntonè s’est ressaisi et a présenté la communauté urbaine de Douala à ses visiteurs, insistant sur les perspectives de développement de la ville de Douala.
Appréciant le projet dont le Professeur Haissaguerre est porteur, il a souhaité « que cette démarche s’amplifie de manière à ce que nos grandes formations hospitalières soient impliquées ».
Promettant d’y apporter le soutien de l’institution ont il a charge il a surtout insistant sur le faible coût de la prise en charge des malades, ce qui soulagerait les populations de la métropole économique qui souffrent de ces pathologies et qui ne disposent pas moyens nécessaires pour se soigner.
Le Professeur Jean Michel Haissaguerre
C’est la première fois que cet éminent enseignant vient en Afrique Subsaharienne. Membre de l’Académie Française des Sciences depuis 2011, il est le fondateur en 2010 de l’Institut LIRYC (Institut de Rythmologie et de modélisation cardiaque), unique au monde dans la recherche des maladies électriques du cœur basé à Bordeaux en France.
Il est détenteur de plusieurs prix académiques et scientifiques nationaux et internationaux obtenus en France, en Suisse, aux Etats-Unis ou dans l’Union Européenne. Il est l’initiateur du traitement par radiofréquence de certaines maladies du cœur et auteur de près de 450 publications. Il a surtout contribué à expliquer de manière scientifique, les causes des morts subites appelées vulgairement crises cardiaques, arrêts cardiaques, accidents vasculo-cardiaques…
Le Professeur Hippolyte Agboton
Il n’est pas à son premier séjour en terre Camerounaise. Depuis bientôt quatre ans, il assure la formation continue des médecins Camerounais en cardiologie et est de ce fait, le coordonnateur scientifique de ladite formation. Il est titulaire de la Chaire de Cardiologie à Cotonou au Bénin. Il est auteur de plusieurs publications scientifiques sur les maladies du cœur.
Sa présence aux côtés de son homologue Français suscitera probablement plus d’intérêt pour la cardiologie auprès des médecins Camerounais et permettra ainsi à un plus grand nombre de malades d’être efficacement pris en charge.
La suite du programme des professeurs
Cet après-midi, une fois de plus accompagnés du Docteur Blaise Timnou Gaté, le Directeur Général de Swiss Clinic, ils seront reçus par le Gouverneur de la Région du Littoral et ce 14 Février 2012, ils donneront un cours magistral sur l’actualité en 2012 dans la prise en charge des troubles du rythme cardiaque sévères, entraînant des invalidités, malaises, pertes de connaissance et parfois la mort.
Ce cours magistral précédera un point de presse sur la prévention de la mort subite et une remise de parchemins à plusieurs promotions de médecins ayant suivi la formation continue en cardiologie.
Georges Ndenga, Ai Douala
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