Ai - Congo - Le directeur régional de l'Organisation Mondiale de la Santé pour l'Afrique (OMS - Afro), le Dr Muis Gomes Sambo, a annoncé récemment à Brazzaville, que des progrès très remarquables ont été enregistrés en matière des traitements des personnes infectées par le VIH.
Au cours de la 3e rencontre annuelle du directeur régional de l'OMS - Afro avec les membres du corps diplomatique et des représentants des organismes de coopération bilatérale et multilatérale accrédités au Congo, en vue de renforcer le dialogue politique et stratégique dans le domaine du développement économique et social en général, et sanitaire en particulier, M. Sambo a fait savoir que depuis l'apparition de l'épidémie du VIH, il y a 30 ans, l'Afrique subsaharienne continue d'être malheureusement la région la plus touchée.
En effet, "les estimations de l'OMS et l'ONUSIDA montrent qu'en 2010, l'Afrique subsaharienne avec seulement 12% de la population mondiale abrite environ 68% des personnes vivant avec le VIH", a-t-il indiqué.
En 2010, le nombre de personnes vivant avec le VIH dans la région africaine a été estimé à 22,9 millions, celui de personnes nouvellement infectées par le VIH à 1,9 million et le nombre de décès liés au Sida à 1,2 million.
En Afrique centrale, le taux de dépistage du VIH chez les femmes enceintes est de 21%, en Afrique de l'Ouest, ce taux est de 27%, tandis qu'en Afrique orientale et australe, il est de 61%.
Selon le directeur régional de l'OMS, l'un des moyens de prévention de l'infection à VIH recommandé depuis quelques années est la circoncision masculine. En effet, "il a été observé que dans certaines parties de notre région où cette pratique était courante, le nombre de cas de VIH/Sida était moins élevé que là où, la circoncision n'était pas pratiquée", a-t-il dit. Il a signalé que certaines études ont montré que la circoncision masculine réduisait la transmission du VIH/Sida de la femme à l'homme d'environ 60%.
L'autre maladie qui est associée au VIH/Sida est la tuberculose. "En effet, environ 46% des malades tuberculeux sont VIH positifs et 76% de personnes vivant avec le VIH et la tuberculose sont de notre région", a dit le Dr Sambo.
La mortalité liée au paludisme est également très élevée chez les enfants et les femmes enceintes et, donc, ayant un impact sur les OMD 4 et 5. Afin de réduire les effets néfastes du paludisme dans la région africaine, l'OMS recommande la prévention à travers l'utilisation de moustiquaires imprégnées, le traitement antipaludique intermittent chez les femmes enceintes, le diagnostic et le traitement avec des combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine, la surveillance et le suivi ainsi que l'évaluation.
Le Dr Sambo a indiqué que parmi les maladies infectieuses responsables d'un nombre de cas de décès élevés, on pourra citer le choléra, la méningite et les fièvres virales hémorragiques.
À titre d'exemple, en 2011, 25 pays de la région sur un total de 46 ont rapporté 105 222 cas de choléra pour 2912 décès.
Eugène Gampaka, Ai Brazzaville
Articles Similaires
- Congo-Brazzaville : Les Etats-Unis accordent plus de 5 millions de dollars aux réfugiés de la Likouala
- Congo Brazzaville : Forum sur la diaspora congolaise face à l’émergence de l’économie congolaise
- Congo-Brazzaville : Un forum international sur la protection des peuples autochtones dans le bassin du Congo en vue
- Congo-Brazzaville : Valorisation du métier de la ménagère
- Congo-Brazzaville : La Commission européenne alloue plus de 6 millions d’euros aux déplacés en Afrique centrale






