Cameroun : 600 présumés rebelles ex-Seleka aux frontières

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par Africa Info
Selon une source sécuritaire contactée par Africa Info, « ces hommes lourdement armés estimés à plus de 600 s’attaquent déjà aux populations camerounaises ». ǀ © Photo archives

Selon une source autorisée, ces présumés rebelles centrafricains camperaient, depuis le vendredi 08 janvier le long de la frontière camerouno-centrafricaine non loin de Yarman, localité camerounaise située à un jet de pierre de Djohong, département du Mbéré, région de l’Adamaoua.

Les nouvelles qui viennent de la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine ne sont pas du tout rassurantes. Des informations concordantes font état d’un afflux important d’hommes armées vers le territoire camerounais dans sa partie Est. Notamment dans les localités de Yarman, Djohong, Baboua et Ngaoui.
Selon une source sécuritaire contactée par Africa Info, « ces hommes lourdement armés estimés à plus de 600 s’attaquent déjà aux populations camerounaises ».
« Pour preuve, au courant de la semaine écoulée, ces rebelles ont pris d’assaut le centre de santé de Ngaoui emportant avec eux du matériel médical. Plusieurs boutiques ont également été saccagés et une importante quantité de vivre dérobée », a indiqué la source, ajoutant que ces hommes disent agir sous les ordres de leur chef, le rebelle Baba Ladé.
« Pour faire échouer toute tentative d’incursion des rebelles centrafricains sur son sol, le Cameroun est entrain de mobiliser ses troupes », a pour sa part informé un haut gradé de l’armée camerounaise avant d’ajouter que les prochains jours s’annoncent cruciaux.
A l’en croire, des hommes et du matériel sont en train d’être réunis. « Un bataillon de l’armée de terre est attendu dans la région de l’Adamaoua en renfort. Actuellement déployé à Kousseri et à Bouba Njidda, ces éléments de l’armée camerounaise seront dispersés dans le département du Mbéré notamment dans les localités de Djohong, Ngaoui, Yarman et Baboua. Par ailleurs, 3 hélicoptères quitteront Yaoundé dans les jours à venir à destination de l’Adamaoua. Ceux-ci vont survoler les zones de Bélel, Martap, Ngaoui, Ngan-Ha, tous théâtres des plusieurs exactions à mettre à l’actif des bandes armées », a-t-on appris de source militaire.
En effet, de façon sporadique, ces présumés milices centrafricaines orchestrent des attaques armées à la lisière de la frontière séparant la République Centrafricaine avec le Cameroun dans le département du Mbéré.
En avril 2014 déjà, une importante délégation des anti-balaka, 180 au total selon des estimations, auraient tenté des incursions sur le territoire camerounais. « Ils ont été repoussés grâce à l'intervention musclée des forces de maintien de l'ordre notamment le Bataillon d'Infanterie Motorisé (BIM) et le Bataillon d'intervention Rapide (BIR) », a déclaré une source militaire. « Ces anti-Balaka lourdement armés tentaient par cette incursion de s'installer en territoire camerounais afin d'en faire l'une de leur base arrière, ceci au regard de l'acharnement dont ils subissent ces derniers temps en République Centrafricaine. », a-t-elle expliqué
En outre, le flux des réfugiés centrafricains continue de se diriger vers les localités de Ngaoui et Djohong. On compterait déjà plus de 20.000 réfugiés centrafricains ayants pris leurs quartiers dans les camps des réfugiés de Gado et Borgop dans l’Adamaoua où ils sont encadrés par le Haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR).
Ai Yaoundé