Ouganda : Présidentielle 2016, Museveni ou rien...

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par Africa Info
Le président ougandais Yoweri Museveni arrive au pouvoir en 1986 à la faveur d'une rébellion qui renversa Milton Obote. ǀ © Photo ibtimes.com (archives)

Des élections générales sont annoncées dans ce pays de l'Afrique de l'Est le 16 février 2016. A 71 ans, l'actuel président Yoweri Museveni veut arracher par tous les moyens rempiler.

La loi électorale a prévu la limite d'âge à 75 ans. Il s'est battu comme un beau diable pour échapper à la règle. La Commission électorale nationale aux couleurs du parti au pouvoir a validé sa candidature.

 Ainsi donc, pour le  scrutin de février prochain, le président ougandais devra faire face à ses principaux adversaires, dont, Amama  Mbabazi, son ancien allié politique, qui a vu sa candidature également validée et surtout, le principal leader de l'opposition, Kiiza Besigye. Ce dernier battu en 2001, 2006 et 2011 avait dit qu’il ne se représenterait pas, jugeant impossibles des élections libres et équitables en Ouganda.

Le rêve d'une candidature unique  pour affronter le candidat-président a volé en éclat. Pour le grand bonheur de celui-là qui   arriva au  pouvoir en 1986 à la faveur d'une rébellion qui renversa Milton Obote.

Une réforme de la Constitution adoptée en 2005 lui permettra  de cumuler près de 30 ans à la tête du pays, en faisant sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels. M. Museveni sera  ainsi  réélu en 2006 puis en 2011.

Selon des analystes, il apparaît à nouveau comme le grand  favori de la présidentielle de février 2016.

Pendant ce temps, sa milice terrorise et assassine tous les opposants à sa candidature.

 Le 07 janvier, l'ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle, Amama Mbabazi, a accusé le gouvernement d'intimidations et de persécutions à l'encontre de son parti, l'Alliance démocratique ougandaise.  Plusieurs autres candidats d’opposition ont  aussi  exprimé le  9 janvier leurs craintes de violences avant le scrutin du 18 février.

« J'ai été victime de persécutions de la part du gouvernement depuis le début de la campagne. Mais maintenant que la campagne touche à sa fin, ces persécutions se sont intensifiées. Ils ont arrêté nos militants, ils en ont tué d'autres. Le mois dernier, je tenais un meeting dans le district natal du président. Certains de ses militants qui portaient des T-shirts à son effigie, ont attaqué mes sympathisants et ont essayé de les empêcher d'assister à mon meeting. Mes sympathisants se sont défendus et le président lui-même a alors donné l'ordre pour qu'ils soient arrêtés. Ils ont été arrêtés une semaine avant Noël, et ils sont toujours en détention. Nous prêchons la paix, nous voulons une transition pacifique, et lui, comme ses militants, devraient arrêter ce genre d'actions provocatrices », a déclaré récemment  le candidat Mbabazi sur les ondes de Radio France Internationale.

Ai Kampala