Congo-Brazzaville : Les prochains congolais entendus à la Cour Pénale Internationale

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par Edo GANGA, Brazzanews
Commandant Mbochi de la gendarmerie, Paul Victor MOIGNY a également été placé en état d’alerte ǀ © Photo adiac-congo.com (archives)

La mbochisation de l’appareil sécuritaire au service d’un clan ou la revue non exhaustive de futurs locataires du centre de détention de la Cour Pénale Internationale à La Haye.

Les services de sécurité du Congo-Brazzaville, tous dirigés par des membres de la famille ou de l’ethnie du chef de l’Etat, sont sur le pied de guerre depuis l’annonce de la tenue du référendum. Denis SASSOU NGUESSO a renforcé les services de sécurité du Congo-Brazzaville (armée, police, gendarmerie…), tous supervisés au palais par son neveu Jean-Dominique OKEMBA dit « JDO ». D’ethnie Mbochi comme le chef de l’Etat,  JDO dirige le Conseil National de Sécurité (CNS) en étroite collaboration avec le patron de la DST, le général Philippe OBARA. Ce Téké d’Ewo (nord-ouest) est chargé de suivre les faits et gestes des leaders de l’opposition, et d’empêcher à la fois leur sortie du territoire national ainsi que toute velléité de manifestations de leurs militants.

A la tête de la police nationale qui vient de réceptionner de nouveaux équipements de surveillance sud-africains , Jean-François NDENGUET, un Mbochi d’Obouya, est entouré de son adjoint, le général Albert NGOTO, et de Jacques Antoine BOUITI, directeur départemental de la police de Brazzaville, proche de la première dame Antoinette SASSOU NGUESSO.

Commandant Mbochi de la gendarmerie, Paul Victor MOIGNY a également été placé en état d’alerte. En cas de troubles violents, Brazzaville peut mobiliser les forces armées congolaises (fac), toujours sous les ordres du général saint-cyrien Guy Blanchard OKOÏ, 55 ans. Mbochi d’Abala, ce dernier dispose notamment sous ses ordres du groupement para-commando (GPC), corps stratégique des FAC dirigé par le colonel Fermeté Blanchard NGUINOU.

A Pointe-Noire, seconde ville du pays et historiquement frondeuse, la sécurité reste du ressort de Jean OLESSONGO ONDAYE, Mbochi d’Oyo, qui commande la zone militaire de défense de la capitale économique.

Quant au palais présidentiel, il demeure sous le strict contrôle de deux hommes : le général Nianga NGATSE MBOUALA, cousin de SASSOU NGUESSO et commandant de la garde républicaine, ainsi que le colonel Serge OBOA, Mbochi de Tchikapika, près d’Oyo, responsable de la sécurité présidentielle.

Les acteurs ci-dessus sont sans conteste les futurs locataires du centre de détention pour criminels de masse de La Haye.

Edo GANGA, Brazzanews