Congo-Brazzaville : Le Général OKOÏ, avec ou contre le peuple? Le moment du choix est arrivé

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par Edo GANGA, Brazzanews
Cher Général Guy Blanchard OKOÏ, la balle est dans votre camp maintenant. Allez-vous nous refaire le coup d’octobre 2015 ? Faire couler le sang des congolais ou les soutenir et les accompagner dans leur marche vers la délivrance et la liberté ? ǀ © Photo archives

Le général OKOÏ a le cul entre 2 chaises. Ira-t-il dans le sens de l’histoire ou préférera t-il en faire les poubelles ?

La lettre que le Général Jean-Marie Michel MOKOKO a adressée en février au Chef d’Etat Major Général, le Général Guy Blanchard OKOÏ, est un événement suffisamment marquant pour être relevé. Surtout dans le contexte actuel.

Suite à la lâche et honteuse agression dont il a été victime à son arrivée à Brazzaville en février, le général MOKOKO a adressé une lettre d’indignation au Chef d’Etat major OKOÏ. Si le CEMG n’ignore rien des faits qui se sont déroulés à Maya-Maya ce jour là, cette correspondance venait, de façon officielle, porter au regard des Forces Armés Congolaises les violences et harcèlements dont sont victimes les candidats à l’élection présidentielle de ce dimanche 20 mars. Ces derniers, candidats de l’opposition, ont subi maintes privations et atteintes à leur sécurité à travers l’interdiction de circuler librement dans le pays pour battre campagne et la restriction du dispositif de sécurité dédié aux candidats.

Aujourd’hui le Général OKOÏ est mis face à ses responsabilités de CEMG. Si depuis qu’il occupe cette fonction il n’a pas daigné réagir en tant que garant du bon fonctionnement de la force publique armée, pour contenir ses troupes qui martyrisent les citoyens congolais ; dans le contexte actuel il lui est tout simplement interdit de garder le silence, de feindre de n’avoir rien vu et entendu pour continuer à servir le donneur d’ordre de ces actes criminels.

Notre  pays amorce une phase critique, un tournant qui peut très vite dégénérer et virer au drame au vu de l’escalade que nous impose le Conseil National de Sécurité (qui n’a de sécurité que le nom) et le président de la République. Nous l’avons vécu dans la journée du 17 mars à Kinsoudi avec les incidents opposants des éléments de la Polie Nationale au cortège de militants allant soutenir le candidat Guy Brice Parfait KOLELAS au meeting donné dans la journée. La tension pouvant atteindre son paroxysme nous ne sommes pas loin de retomber dans les douloureux événements guerriers que notre pays a connu. La responsabilité personnelle d’OKOÏ et de l’armée est donc engagée désormais. La politique de l’autruche ne fonctionnera plus.

Si le général OKOÏ a toujours su se faire discret, les événements à venir ne lui laissent guère le choix. Il doit, en homme respectable, en Saint Cyrien qui a accédé en 2014 à la distinction d’officier de la Légion d’honneur française, refuser de déshonorer son uniforme, refuser de le souiller du sang du peuple congolais qu’il est censé servir et protéger.

OKOÏ doit définitivement arrêter de louvoyer pour sauvegarder ses intérêts personnels et prendre enfin position : accomplir la mission pour laquelle il occupe la fonction de CEMG, servir et protéger le peuple ou suivre Sassou  jusqu’au bout de sa folie meurtrière pour rester au pouvoir et faire des congolais ses obligés.

Nous refusons de croire que cet officier chevronné qui n’a pas encore fêté son 60e anniversaire et qui a le respect de ses pairs aille à contre courant de la marche de l’histoire de notre pays et se résigne au destin funeste de serviteur du boucher d’Oyo et des bourreaux du Conseil National de Sécurité : Jean Francois NDENGUET et Jean Dominique OKEMBA pour ne citer qu’eux.

Cher Général Guy Blanchard OKOÏ, la balle est dans votre camp maintenant. Allez-vous nous refaire le coup d’octobre 2015 ? Faire couler le sang des congolais ou les soutenir et les accompagner dans leur marche vers la délivrance et la liberté ?

Entrer dans l’histoire par la grande porte et laisser un souvenir indélébile à la Nation ou servir de strapontin à une dictature honnie de la communauté internationale ?

La tribu, le parent dictateur des rives de l’Alima ou de voir et les congolais sans défense dans leur diversité ? A vous de voir. L’histoire et la postérité se chargera de dresser votre bilan.

Edo GANGA, Brazzanews