Congo-Brazzavville : Le corrompu François Soudan vole au secours du dictateur Sassou

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par Simon Mavoula, Congopage.com
Selon le journaliste corrompu François Soudan de Jeune Afrique, son ami dictateur Sassou Nguesso aurait réalisé 61% aux élections du 20 mars 2016.Du n’importe quoi ǀ © Photo archives

A 9 h, ce mardi 22 mars 2016, Jean Claude Bemba-Belcaud a facebooké ce qui suit : « La vérité, celle qui vient du cœur et des urnes, s’énoncent aisément et clairement.

Dès lors qu’elle tarde à venir, c’est qu’il y a anguille sous roche. »

Au bout du compte, Sassou a brisé l’attente par un moyen détourné (un copain journaliste, un certain François Soudan) : selon Jeune Afrique, il aurait réalisé 61% aux élections du 20 mars 2016. Score brejnévien s’il en est. Bigre ! Ce n’est pas une anguille, c’est une baleine sous roche capturée par un pêcheur en eaux troubles.

Les premiers sont les derniers

Dans son diagramme fantasmagorique, le premier de ses adversaires (Guy Brice Parfait Kolélas) se serait contenté d’un maigre 18 %. Exit Jean-Marie Michel Mokoko, son principal rival, crédité d’un menu fretin : 13%. Autant noyer le poisson dans l’eau. « Les premiers seront les derniers », auraient dit les Ecritures si l’ordre constitutionnel avait été respecté. Or ici, la théorie pharisienne du KO dès le premier tour est sauve.

Calcul politique

Seulement, voilà, il y a des grincements de dents car personne n’a mordu à l’hameçon. Pour peu qu’on se situe dans le système mathématique euclidien, tout est faux dans le calcul qui donne Sassou vainqueur à six points sur dix. Si sur un peu plus d’un million d’électeurs, Sassou ne rassemble pas plus de la moitié, il ne peut pas statistiquement obtenir 60% de voix !

Le nombre cardinal

Il va sans dire que ce calcul n’est pas algébrique. Il est politique. Qu’à cela ne tienne. Mais les mathématiques célestes ont aussi leur logique. Au moment où le calendrier spirituel congolais entre dans le quarantième anniversaire de la mort du Cardinal Emile Biayenda, une délégation de Congolais (sous la direction de l’ancien ministre Jean-Luc Malakat) s’est rendue à Rome (au Vatican) ce mardi 22 mars pour plaider auprès du Pape le dossier de béatification du Saint homme. Sera inclus dans ce dossier le cas Sassou, représentant du diable, cela selon cette vieille dualité qui fait du monde un champ de lutte entre le bien et le mal. « Le nombre cardinal, 40, est important dans la liturgie et dans la tradition congolaise. Le prélat Emile Biayenda jouera dans le changement au Congo » a analysé l’ancien ministre de la Transition, Jean-Luc Malékat

La démarche est celle-ci : puisque le tyran congolais refuse d’abdiquer par la voie des urnes, il y a lieu de déloger ce franc-maçon par les moyens symboliques de l’Evangile.

Voilà pour ceux qui croient en Dieu.

Pour les autres, les prosaïques, la démarche est plus radicale.

Tentatives séparatistes au goût du jour

Ce que fait Sassou en falsifiant les votes depuis des décennies est franchement révoltant et pousse au radicalisme. L’inconscient collectif, on commence à se rappeler d’un candidat infortuné, Modeste Boukadia, aujourd’hui croupissant en taule par les soins de Sassou.

Séparatiste décomplexé, Modeste Boukadia postule une logique : Sassou veut être Président à vie. Soit. Mais qu’il le soit dans la République du Nord où il pourra, à sa guise, réaliser des scores staliniens de 99,99% sans que les populations du Sud ne lui servent de chair à canon. Que Sassou établisse sa monarchie dans la partie boréale du territoire national, avec le soutien de ses potes Hollande, Pigasse et Soudan. Mais qu’on laisse le Congo austral disposer de son destin. Et les étangs seront mieux gardés.

Mokoko socle de l’unité

Sauf sursaut du général Mokoko en qui plus de 90% de Congolais ont fondé leur espoir unitaire, il y a de fortes raisons de craindre, malheureusement, que la tendance du débat politique au Congo, dans les jours à venir, ne s’oriente vers les thèses extrémistes de la partition de ce beau pays mis sous la coupe réglée d’un tyran fou et mégalomane depuis trente ans.

Simon Mavoula, Congopage.com

 

Congo-Brazzavville : François Soudan vole au secours du dictateur Sassou

A 9 h, ce mardi 22 mars 2016, Jean Claude Bemba-Belcaud a facebooké ce qui suit : « La vérité, celle qui vient du cœur et des urnes, s’énoncent aisément et clairement.

Dès lors qu’elle tarde à venir, c’est qu’il y a anguille sous roche. »

Au bout du compte, Sassou a brisé l’attente par un moyen détourné (un copain journaliste, un certain François Soudan) : selon Jeune Afrique, il aurait réalisé 61% aux élections du 20 mars 2016. Score brejnévien s’il en est. Bigre ! Ce n’est pas une anguille, c’est une baleine sous roche capturée par un pêcheur en eaux troubles.

Les premiers sont les derniers

Dans son diagramme fantasmagorique, le premier de ses adversaires (Guy Brice Parfait Kolélas) se serait contenté d’un maigre 18 %. Exit Jean-Marie Michel Mokoko, son principal rival, crédité d’un menu fretin : 13%. Autant noyer le poisson dans l’eau. « Les premiers seront les derniers », auraient dit les Ecritures si l’ordre constitutionnel avait été respecté. Or ici, la théorie pharisienne du KO dès le premier tour est sauve.

Calcul politique

Seulement, voilà, il y a des grincements de dents car personne n’a mordu à l’hameçon. Pour peu qu’on se situe dans le système mathématique euclidien, tout est faux dans le calcul qui donne Sassou vainqueur à six points sur dix. Si sur un peu plus d’un million d’électeurs, Sassou ne rassemble pas plus de la moitié, il ne peut pas statistiquement obtenir 60% de voix !

Le nombre cardinal

Il va sans dire que ce calcul n’est pas algébrique. Il est politique. Qu’à cela ne tienne. Mais les mathématiques célestes ont aussi leur logique. Au moment où le calendrier spirituel congolais entre dans le quarantième anniversaire de la mort du Cardinal Emile Biayenda, une délégation de Congolais (sous la direction de l’ancien ministre Jean-Luc Malakat) s’est rendue à Rome (au Vatican) ce mardi 22 mars pour plaider auprès du Pape le dossier de béatification du Saint homme. Sera inclus dans ce dossier le cas Sassou, représentant du diable, cela selon cette vieille dualité qui fait du monde un champ de lutte entre le bien et le mal. « Le nombre cardinal, 40, est important dans la liturgie et dans la tradition congolaise. Le prélat Emile Biayenda jouera dans le changement au Congo » a analysé l’ancien ministre de la Transition, Jean-Luc Malékat

La démarche est celle-ci : puisque le tyran congolais refuse d’abdiquer par la voie des urnes, il y a lieu de déloger ce franc-maçon par les moyens symboliques de l’Evangile.

Voilà pour ceux qui croient en Dieu.

Pour les autres, les prosaïques, la démarche est plus radicale.

Tentatives séparatistes au goût du jour

Ce que fait Sassou en falsifiant les votes depuis des décennies est franchement révoltant et pousse au radicalisme. L’inconscient collectif, on commence à se rappeler d’un candidat infortuné, Modeste Boukadia, aujourd’hui croupissant en taule par les soins de Sassou.

Séparatiste décomplexé, Modeste Boukadia postule une logique : Sassou veut être Président à vie. Soit. Mais qu’il le soit dans la République du Nord où il pourra, à sa guise, réaliser des scores staliniens de 99,99% sans que les populations du Sud ne lui servent de chair à canon. Que Sassou établisse sa monarchie dans la partie boréale du territoire national, avec le soutien de ses potes Hollande, Pigasse et Soudan. Mais qu’on laisse le Congo austral disposer de son destin. Et les étangs seront mieux gardés.

Mokoko socle de l’unité

Sauf sursaut du général Mokoko en qui plus de 90% de Congolais ont fondé leur espoir unitaire, il y a de fortes raisons de craindre, malheureusement, que la tendance du débat politique au Congo, dans les jours à venir, ne s’oriente vers les thèses extrémistes de la partition de ce beau pays mis sous la coupe réglée d’un tyran fou et mégalomane depuis trente ans.

Simon Mavoula, Congopage.com