Boko Haram prépare-t-il une opération de grande envergure sous l’œil complice de l’ANS ?

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par Correspondance particulière (N’Djamena)
Selon des sources dignes de foi, les harcèlements de la secte dans le Lac-Tchad ou dans les environnants ne sont que des préludes, tendant à divertir l’opinion, masquant des opérations de grande envergure dans la Capitale ǀ © Photo abc.net.au (archives)

A peine M. Idriss DEBY ne finisse de se pomponner, voilà que la secte Boko Haram frappe très fort à la porte de Ndjamena.

En fait l’attentat du samedi 30 janvier s’était passé à Guitté, zone rurale du Chari-Baguirmi à une dizaine de KM de la station touristique de Douguia. Or c’est pour éviter une panique généralisée dans la Capitale qu’on parle des villages dans le Lac-Tchad alors que l’évènement s’est passé dans le Chari Baguirmi.

Selon des sources dignes de foi, les harcèlements de la secte dans le Lac-Tchad ou dans les environnants ne sont que des préludes, tendant à divertir l’opinion, masquant des opérations de grande envergure dans la Capitale. En effet, Boko-Haram – on ne cesse de le répéter- est une création tchado-nigériane, très localisée avec des revendications sociales bien annoncées, avant qu’elle ne prenne une dimension mondiale et se fasse chapeauter par la nébuleuse islamique.

La rancœur de ces drogués obscurantistes est connue : ils voudraient régler avec leur ancien commanditaire, et ce, à deux niveaux. D’abord sur le plan interne, BH projetterait donc à faire payer à M. Deby sa trahison et ses voltes faces sans états d’âme pour les avoir bien secoués dans la sous-région. Ensuite au niveau planétaire, et probablement sur injonction de l’EI. De toute évidence, la nébuleuse islamique a reçu 5/5 la combativité et la témérité des tchadiens, il suffirait, selon leurs spécialistes d’un minimum d’encadrement pour que l’armée tchadienne devienne un rempart infranchissable contre toute tentative hasardeuse des différentes sectes islamiques en Afrique sahélienne. De ce fait, avant que la coalition étende sa mission en Libye, il faudrait frapper et affaiblir le noyau dur constitué par l’armée tchadienne. Ne pouvant plus faire face aux combats classiques avec l’armée tchadienne, la secte BH choisit la forme la plus abjecte et la plus lâche, celle qui consiste à semer la désolation sans discernement au sein de la population civile désarmée et innocente !

En vue de cette stratégie à court terme le secte a ouvert un couloir d’approvisionnement des armes de tout calibre à partir du sud libyen en passant par le nord du Niger et la région du Lac comme premier point de jonction de charge. Ensuite la marchandise est acheminée à dos d’animaux jusqu’à la zone de Dagana où un comité local la réceptionne et la remet à son tour aux membres de la cellule de la Capitale. Ceux-ci sont apparemment des citoyens ordinaires issus de la haute classe, parce qu’ils arrivent à Dagana à bord des V8 pour convoyer la marchandise jusqu’à la destination finale qui est Ndjamena. Selon les confidences abracadabrantes d’un agent, il est évident que cette situation est connue de beaucoup des gens surtout dans les milieux des services de sécurité. En claire, BH est entrain de stocker des armes dans la capitale et dans certaines villes du Nord en vue d’une opération d’envergure. Ecouter le récit d’un agent de l’ANS, récit authentique recueilli par une source fiable : «C’était à la veille des fêtes de noël, c.-à-d. dans la nuit du 24 au 25/12, nous étions en service à l’entrée nord de la Capitale. Nous procédions à des fouilles systématiques de tous les véhicules. C’est ainsi qu’en procédant à la fouille d’une Toyota V8, j’avais remarqué l’absence des chaises à l’arrière du véhicule, aussitôt j’ai informé mes deux compagnons qui, apparemment connaissent le propriétaire du véhicule et bavardaient avec lui; ils m’avaient dit tout simplement de bien vérifier le continu mais quand j’ai découvert un arsenal impressionnant dissimulé sous des couvertures, paniqué, j’avais presque crié à mes chefs de la découverte, mais j’avais remarqué la sérénité du propriétaire et plus surprenant encore celle de mes collègues. Mon chef m’avait demandé tout simplement de monter avec lui pour nous conduire dans son dépôt. Aussitôt j’avais monté avec lui et mes deux compagnons nous avaient suivis dans notre véhicule du service. Comme dit, nous étions évidemment arrivés devant une maison en poto-poto très banale où il n’y a qu’une seule sentinelle avec son épouse. Très calmement il a déchargé toute la cargaison et avait remis les chaises qui se trouvaient au dépôt à leur place et. . . . . sans un mot il m’avait tendu les clés, comme j’hésitais à les saisir, mon chef m’avait demandé de les prendre. Après avoir quitté les lieux avec notre V8, les deux amis m’avaient posé la question suivante : soit tu gardes le butin et tu nous files un tiers ou tu nous le remets et on t’apportera deux tiers demain ; j’ai préféré la dernière solution. Mes deux compagnons avaient remarqué ma stupéfaction et naturellement mes interrogations surtout qu’ils n’appartiennent ni à la même communauté moins encore à la même région que le trafiquant. Alors mon chef m’a dit : écoute, selon notre Prophète (pssl), le djihad est une obligation de même nature que la prière quand on est commandé par des mécréants comme Deby.»

Ce témoignage qui donne des sueurs froides corrobore les informations persistantes selon lesquelles il y a, depuis un certain temps de l’introduction massive des armes et des explosifs dans certaines localités du Lac, Bahr-Ghazal et du Chari-Baguirmi. Plus grave et inquiétante est la complicité apparente de certains agents bien placés des services des renseignements. Il est à se demander si les fréquents et réguliers séjours des agents de sécurité dans les pays du Golf n’a pas eu pour conséquence la conversion de ces agents aux idéologies moyenâgeuses et obscurantistes prônées par certains de ces pays et dont BH s’en inspire.

Correspondance particulière (N’Djamena)