Nigeria : Boko Haram, un autre sommet international sur la sécurité

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par lefigaro.fr
Boko Haram «reste une menace», malgré des «résultats impressionnants», a déclaré samedi François Hollande. ⎟© Photo Afolabi Sotunde/Reuters/ lefigaro.fr

Boko Haram « reste une menace » malgré « les progrès » dans la lutte, selon Hollande.

Le président français participe à Abuja à un sommet international sur la sécurité. Objectif : tenter de mettre fin à l’insurrection islamiste et les exactions du groupe terroriste.

Deux ans après le premier tenu à Paris, le Nigeria accueille une rencontre sur la sécurité pour tenter de mettre fin à l'insurrection islamiste de Boko Haram. Parmi les invités de marque à Abuja: le président François Hollande, Antony Blinken, secrétaire d'État américain adjoint, ainsi que le chef de la diplomatie britannique Philip Hammond. Les chefs d'États des pays frontaliers du Nigeria (Bénin, Cameroun, Tchad et Niger) sont également présents, aux côtés d'une délégation de l'Union européenne et des communautés économiques d'Afrique de l'Ouest et Centrale (Cédéao et CEEAC).

L'enjeu des discussions? «Le succès des opérations militaires» en cours, et «la résolution rapide de la crise humanitaire». Depuis l'arrivée de Muhammadu Buhari à la tête du Nigeria, il y a un an, l'armée a multiplié les victoires militaires contre Boko Haram, conduisant le président à annoncer que le groupe islamiste était «techniquement» vaincu. Mais les attentats-suicides n'ont pas cessé, la forêt de Sambisa (nord-est) reste un bastion de repli pour les rebelles. Et les facteurs ayant contribué à l'émergence de Boko Haram comme la pauvreté et le sentiment de discrimination des populations du nord essentiellement musulmanes continuent d'être des facteurs de déstabilisation dans la région.

Boko Haram «reste une menace», malgré des «résultats impressionnants», a déclaré samedi François Hollande. Le groupe «a été amoindri, obligé de reculer» mais il «reste néanmoins encore une menace», a souligné Hollande lors d'un point de presse avant le sommet.

Dans un rapport publié début mai, l'organisation indépendante International Crisis Group a alerté contre des déclarations de victoires prématurées. Si Anthony Blinken a reconnu vendredi à Abuja que Boko Haram avait certes été «affaibli», selon lui, le groupe est loin d'être défait, au vu des surveillances de drones menées par Washington au                                                                                                                               LIRE LA SUITE