Cameroun : corruption, la thérapie de transparency international

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par Younoussa Ben Moussa
Transparency international-Cameroun est convaincu que la corruption au Cameroun n’est pas une fatalité ǀ © Photo fr.globalvoices.org (archives)

Selon cet organisme, le Cameroun pour enrayer la corruption doit faire adopter une loi anti-corruption qui réprimande l’enrichissement illicite.

Transparency international-Cameroun est convaincu que la corruption au Cameroun n’est pas une fatalité. Le pays peut la combattre avec efficacité. A conditions d’appliquer un certain nombre de recommandations. L’organisme en cite au moins huit. En fait, il n’invente rien. Il s’agit par exemple de voter une loi anti-corruption qui réprimande l’enrichissement illicite. Concrètement, il est question de s’assurer que chaque citoyen vit selon ses moyens. Et cette loi concernera bien entendu non pas seulement les fonctionnaires, mais tous les citoyens.

Une telle loi existe au Sénégal. Aussi faut-il mettre en application le fameux article 66 de la Constitution, relatif à la déclaration des biens et avoirs. Toujours sur l’arsenal juridique, le Cameroun gagnerait, propose Transparency international- Cameroun, à ratifier la convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. Il est aussi indispensable pour le gouvernement de mettre en place des mesures strictes pour lutter contre la corruption des agents de la police et des impôts et par la suite renforcer l’intégrité dans toutes les administrations publiques.

Transparency international-Cameroun propose aussi de rendre indépendantes les actions des différents organes de lutte contre la corruption. La Conac, l’Anif, la chambre des Comptes, le Contrôles supérieur de l’Etat pour l’instant ne jouissent pas d’une indépendance totale et par conséquent leur efficacité est remise en cause. Cette lutte ne sera pas gagnée si les dénonciateurs ne sont pas protégés et que le pouvoir judicaire n’est pas indépendant. A voir de près, il faut justement ce préalable pour espérer vivre dans un Cameroun où on peut aller payer sa facture d’eau ou vouloir inscrire son enfant dans un école sans corrompre l’agent affecté à la tâche.

©Younoussa Ben Moussa, Le Jour (Cameroun)