Guinée-Equatoriale: Le gouvernement en guerre contre la pauvreté et la faim

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par Mbwil a Mpang Ngaal
Dans l’ensemble du territoire de 28.000 kilomètres carrés de superficies, la malnutrition affecte plus les enfants de la région continentale (ville principale Bata) que ceux de la région insulaire (ville principale Malabo). ǀ © Photo Africa-info.org

Le profil de la pauvreté depuis les années 2000, montre que la majorité de la population Equato-guinéenne vit sous le seuil de pauvreté.

En effet, près de 76,8 % des Équato-guinéens vivent avec moins de 2 dollars US par jour. Les signes de la pauvreté sont plus présents dans les zones rurales et parfois même en zone urbaine. Les femmes sont plus affectées avec près de 77,5% tandis que les hommes eux frôle 76 %.

La malnutrition continue d'être un problème de développement en Guinée Équatoriale malgré la multiplication des infrastructures modernes qui ont pour objectif de voir le pays devenir émergents d’ici à 2020. Pays producteur de pétrole et parmi les plus grands producteurs en Afrique, les données résultantes de l'enquête d'indicateurs multiples réalisé en 2014 par plusieurs instituts et ONG, montrent que la plu part des enfants de moins de 5 ans souffrent d’un grave retard de croissance. Et pourtant l’avenir d’un pays c’est la force de sa jeunesse. 

Dans l’ensemble du territoire de 28.000 kilomètres carrés de superficies, la malnutrition affecte plus les enfants de la région continentale (ville principale Bata) que ceux de la région insulaire (ville principale Malabo).

Face à cette pléiade de problèmes, le gouvernement a entrepris depuis l’année 2015, une série d’anticipatives visant à mettre fin à cette situation. Des initiatives d'appui aux groupes de femmes dans les zones rurales, le développement de programmes d’infrastructures rurales de base, avec la construction et la réhabilitation d’un réseau routier, un appui financier et matériel à plus de 240 groupes de producteurs identifiés à travers l’acquisition de tracteurs, de camions, de charrues, des pulvérisateurs, des engrais, ont été mise en place par les pouvoirs publics pour permettre au plus grand nombre d’accéder à ces facilités et sortir de la pauvreté ambiante. 

La construction d’un centre de formation Agraire à Alep en périphérie de Bata a déjà vu le jour. Le gouvernement a créé un Fonds Social avec les ressources provenant des recettes du pétrole pour financer prioritairement les programmes sociaux dans le secteur de l’éducation, de la santé et du bien-être social. Un Ministère du bien être social a même été créé par le chef de l’Etat à cet effet. Des stratégies de promotion de la femme, ainsi que la gestion de l’environnement pour un développement durable sont élaborées.

Les défis

Face à ce vaste programme ambitieux, le chef de l’Etat Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a critiqué l’absence d’un fond de développement pour la qualification professionnelle, qui selon lui va permettre de « mettre en place des stratégies de réduction de la pauvreté à un niveau de la population ». L'accès limité à l’information et la communication sur les questions de développement et la pauvreté ne garantit pas l’accès à un emploi de qualité qui permettra a l’Équato-guinéen de la classe moyenne de sortir de la misère dans laquelle il est plongé depuis des décennies malgré la découverte du pétrole dans les années 2000.

Mbwil a Mpang Ngaal, Africa Info