Cameroun : Crise anglophone, plus de 50 civils tués par des frappes aériennes

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par Michel Biem Tong
Aux dernières nouvelles, l’armée envisage une autre frappe aérienne et une attaque des troupes au sol dans le Lebialem et les villages tels que Fontem, Lekong, Mbindi, Esoh-Ata, Nka et Azi sont dans le viseur. | © Photo archives

Plus de 50 civils ont été tués ces dernières heures à l’issue d’une frappe aérienne des soldats camerounais à Bangem,  une localité dans le sud-ouest anglophone.

De sources locales, plus de 50 civils innocents ont été massacrés à Bangem et aux environs, dans le Kupe Manengouba (sud-ouest anglophone) au petit matin du 14 janvier dernier à l’issue d’une frappe aérienne et d’une attaque des troupes au sol de l’armée camerounaise. Le contingent militaire au sol provenait de Nkongsamba, avons-nous appris de témoins sur place.

A l’issue de cette attaque, 12 villages ont également été détruits. Il s’agit de Babubock, Muedibmel, Ebase, Ekanjoh, Bermin, Balock, Elah, Deck, Eyandong, Ndibe, Ntale et Bambe.

D’après des sources sur place à Bangem, l’usage des frappes aériennes s’explique par le fait que les militaires camerounais ont voulu installer une base militaire à Bangem.

Mais ils se sont heurtés à une résistance farouche des forces indépendantistes anglophones (encore appelées « Restorations Forces »).

Aux dernières nouvelles, l’armée envisage une autre frappe aérienne et une attaque des troupes au sol dans le Lebialem et les villages tels que Fontem, Lekong, Mbindi, Esoh-Ata, Nka et Azi sont dans le viseur.

Par Michel Biem Tong, journaliste web en exil