Cameroun : crise anglophone, l’armée camerounaise poursuit son génocide avec le soutien de la France

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par Michel Biem Tong
De sources locales, plusieurs autres villageois sont portés disparus. D’autres qui ont eu la chance de survivre à ce raid de l’armée camerounaise se sont réfugiés dans les forêts environnantes. | © Photo MTB

L’armée camerounaise et les milices gouvernementales tuent 13 rescapés de la catastrophe du lac nyos dans la localité de Bum (nord-ouest anglophone).

D’après des sources locales, entre le 12 et le 17 janvier 2020, des soldats camerounais et les milices gouvernementales bororos ont tué au moins 13 personnes et brûlé 321 maisons dans 6 villages dans l‘arrondissement de Bum, au nord-ouest anglophone.

Il s’agit en effet des sites de recasement des rescapés de la catastrophe du lac Nyos qui a eu lieu le 21 août 1986 et causé plus de 2000 morts du fait de l’inhalation d’un gaz toxique provenant dudit lac.

Des témoins confirment que plusieurs  autres villageois sont portés disparus. D’autres qui ont eu la chance de survivre à ce raid de l’armée camerounaise se sont réfugiés dans les forêts environnantes.

Voici ci-dessous la liste des villages où des maisons ont été brûlées par l’armée camerounaise et la milice gouvernementale :

-Buabua : 100 maisons brûlées, 8 civils tués

-Su-Bum : 34 maisons brûlées et 3 civils tués

-Kimbi : 24 maisons brûlées et un civil tué

-Mulung : 76 maisons brûlées

-Ngunakimbi : 17 maisons brûlés et 2 civils tués
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Kichowi : 70 maisons brûlées

Source : Cameroon News Agency
Par Michel Biem Tong, journaliste web exilé