Cameroun : l’histoire tragique du citoyen britannique d’origine camerounaise emprisonné

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par Boris Berthold
Le procureur présente la cour des documents que ses enquêteurs prétendent avoir tiré de la page facebook de Yves. Y figure ses photos avec Maurice kamto et les conversions Avec Paul Éric kingue | © Photo archives

Il s’appelle Kamgang Tchomté Yves André. Il est arrivé au Cameroun par Douala le 26 décembre 2019. À l’aéroport il avait son passeport britannique et son passeport camerounais qui venait d'expirer le 13 novembre 2019.

Au contrôle d'identité le service de l’immigration préfère l’identifier avec le passeport camerounais déjà expiré et lui demande de payer le visa à l’emi - immigration à Bonanjo avant son retour au Royaume Uni puisqu’il venait d’obtenir son passeport britannique qui a été établit le 28 octobre 2019.

Sa principale mission au Cameroun est de faire les papiers pour le regroupement familial de son épouse. Il se rend à cet effet au Ministère des Relations extérieures à Yaoundé le 21 janvier 2020 pour légaliser son acte de mariage pour des formalités de visa de son épouse.

Au MINREX, les fonctionnaires lui demande pourquoi il n’avait pas le visa camerounais dans le passeport britannique. Il explique ce qui s’était passé a l'aéroport de Douala mais ils refusent de l’écouter.

Il veut payer les frais de Visa mais se heurte à un refus. C’est alors qu’il est accusé d’avoir utilisé la double nationalité au Cameroun.

Sans la moindre enquête, Le chef du service contentieux du MINREX va faire une mise à disposition pour le commissariat du premier arrondissement à Yaoundé. C’est ainsi qu’il sera arrêté.

Au commissariat du premier arrondissement, les enquêteurs lui font savoir qu’il est bamiléké et qu’il vit en Europe. Il doit de ce fait prouver qu’il n’est pas de la Brigade anti-sardinard (BAS, société civile).

Yves est dans un premier temps choqué par ces accusations et demande aux enquêteurs d’apporter les preuves de leurs accusations.

Compte tenu du fait qu’il s’agit dans le contexte actuel d’accusations graves, il est directement mis à la disposition de la Direction Régionale de la Police Judiciaire ( DRPJ) à Yaoundé.

A la DRPJ, on lui demande de débloquer son téléphone. Yves répond à nouveau aux enquêteurs que c’est à eux de démontrer leurs accusations et requiert un mandat du juge pour débloquer son téléphone. Il sera gardé à la DRPJ pendant trois semaines.

Lorsqu’il se plaint du dépassement légal de la garde à vue, les policiers lui font savoir qu’il est en garde à vue administrative. Il demande le document des autorités administratives qui justifie cette garde à vue administrative ils ne donnent pas.

C’est alors que Yves contacte un avocat qui fait une dénonciation auprès du procureur du tribunal de grande Instance de Yaoundé. Il sera déféré au parquet puis jugé le 5 mars 2020.

Le procureur présente à la cour des documents que ses enquêteurs prétendent avoir tiré de la page facebook de Yves. Y figure ses photos avec Maurice kamto et les conversions avec Paul Éric kingue, de simples conversations don’t j’ai eu connaissance.

Rien qui le connecte d’une manière ou d’une autre à la BAS. Son avocat, Me Toko René accuse l’Etat de mener un procès au faciès. Les juges font la sourde oreille.

Le 5 mars 2020, Yves sera jugé, condamné et envoyé à Kondengui, la prison centrale de Yaoundé,  pour immigration clandestine et outrage à corps constitués.

Allez y comprendre quelque chose. Il va écoper d’un an de prison ferme avec amendes d’un million de CFA. Depuis cette date, cet homme qui réside à Coventry au Royaume-Uni croupit dans les geôles de Kondengui.

C’est simplement de la cruauté. Rien de plus. Des gens normaux ne peuvent pas être aussi méchants et habités par le désir de détruire la vie de leurs compatriotes. Vous pouvez contacter son avocat au numéro: +237 675969392.

Pour toute information confidentielle que vous souhaitez rendre publique. Écrivez à l’adresse WhatsApp: 00 44 7404793575

BORIS BERTOLT