Michel Sapin : "L'avenir du FCFA n'est pas tabou"

Exemple de bannière pour articles
par reussirbusiness
Michel Sapin : "L'avenir du FCFA n'est pas tabou" ǀ © reussirbusiness

« Rien n’est tabou concernant l’avenir du Franc CFA » les propos sont de Michel Sapin ministre français des Finances et des Comptes publics qui s’exprimait ainsi vendredi dernier au cours d’une conférence de presse. 

Le Patron de Bercy qui participait à la conférence de presse clôturant la deuxième réunion semestrielle des ministres des Finances de la zone Franc qui se tenait à Paris a indiqué que la France était prête à discuter de tous les sujets liés au Franc CFA en réponse aux interrogations de certains journalistes.

Le ministre des Finances et des Comptes publics de la France était accompagné  entre autres, de Alamine Ousmane Mey, ministre des Finances de la République du Cameroun, par ailleurs, président en exercice du Comité ministériel de  l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC),  de Bruno Bézard, Directeur général de la Banque des finances publiques de France, de  Tiémoko Meylet Koné de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) .

« La France est entièrement ouverte à toutes les discussions. Tous les pays-membres de cette zone monétaire sont libres et indépendants, ils peuvent donc demander à rediscuter les accords monétaires qui les lient à la France’’ a dit le ministre français renvoyant ainsi  à leurs responsabilités les dirigeants africains.

En effet, depuis longtemps, ces derniers mois encore plus, des voix s’élèvent sur le continent pour dénoncer  les termes de l’accord de coopération monétaire qui lie les pays de la zone Franc à la France. Ils sont :spécialistes des questions de développement, sociologues ou économistes comme Demba Moussa Démbélé Directeur du Forum africain des alternatives. Ce dernier n’a de cesse d’attirer l’attention des pays de la zone Franc sur l’incapacité de celle-ci à les faire émerger.

«  Le FCFA est un obstacle pour le développement des pays qui le partagent. Pour preuve, 11 pays sur les 15 qui composent la zone monétaire sont classés parmi les pays les moins avancés » a-t-il théorisé récemment lors d’une interview accordée à la TFM.

Dans le lot des prises de positions contre le FCFA, il faut noter celle du Président tchadien Idriss Deby Itno qui, le 11 août dernier, lors de la célébration du 55èmeanniversaire de l’indépendance de son pays, est monté au créneau pour demander à la France des mesures « courageuses » arguant du fait que « dans la coopération monétaire avec la France, il y a des clauses à revoir dans l’intérêt de la France et de l’Afrique. Des clauses qui tuent les économies africaines ».

Pour l’homme fort de N’Djamena, une monnaie « garantie » par le trésor français pouvait être difficilement africaine. « C’est notre monnaie à nous. Il faut maintenant,réellement, dans les faits, qu’elle soit la nôtre pour que nous puissions, le moment venu, en faire une monnaie convertible et une monnaie qui permette le développement. Je crois que c’est une décision courageuse que nos amis français doivent prendre » a plaidé Idriss Deby qui, à défaut, propose un retrait « collectif » et  « massif » des Etats membres  de la zone FCFA.

http://www.reussirbusiness.com/lavenir-du-fcfa-nest-pas-tabou-michel-sapin/