Congo Brazzaville : bientôt sous-programme du FMI

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par Ristel Tchounand
Christine Lagarde : soutien indéfectible des dictateurs en Afrique pilotée par la France. Ι © Photo iboursa.com

Voici la preuve que la France et le Fonds monétaire international (FMI) sont complices des détournements et du pillage économique au Congo-Brazzaville.

En situation difficile depuis l’année dernière, le Congo Brazzaville a récemment fait l’objet d’une mission d’inspection du FMI. L’institution de Bretton Woods a mené son enquête et entamera sous peu les discussions avec l’Etat congolais pour le lancement d’un programme de financement.

Le FMI à la rescousse de l'économie congolaise. L'institution dirigée par Christine Lagarde prévoit un appui financier destiné à la République du Congo qui traverse depuis près de deux ans une importante crise économique et financière. Du 20 février au 8 mars derniers, une équipe du Fonds était sur le terrain pour tâter le pouls de l'économie nationale et entamer les discussions avec les autorités locales sur un ensemble de mesures qui pourraient être appuyées par le FMI. Et pour l'institution de Bretton Woods, le constat est sans appel.

« La baisse des prix internationaux du pétrole fait subir des difficultés considérables à l'économie de la République du Congo, qui s'est fortement contractée en 2016. Le choc pétrolier a coïncidé avec les efforts du gouvernement visant à améliorer l'infrastructure du pays et à augmenter les salaires des fonctionnaires. En conséquence, la dette publique a augmenté à 77 pour cent du PIB, et les marges de manœuvre du gouvernement ont été érodés. En particulier, les réserves internationales imputées de la République du Congo sont tombées à 2 mois d'importations. Les prêts improductifs ont augmenté du fait de l'accumulation des arriérés du gouvernement qui a affaibli les entreprises privées », indique Abdoul Aziz Wane qui a dirigé la mission du FMI, soulignant que le gouvernement a accumulé des arriérés extérieurs en 2016 et 2017.

Depuis deux ans en effet, le Congo n'arrive pas atteindre les 3% de croissance au PIB, lui qui était à 6% en 2014. En 2015, le taux de croissance a dégringolé à 1,2% avant de passer à 2,6% en 2016. C'est d'ailleurs avec la Guinée équatoriale, l'une des principales sources d'inquiétude pour la stabilité de la zone CEMAC qui a conduit en décembre dernier à un sommet sous-régional avec la participation du FMI. A ce propos, l'économiste Babissakana faisait remarquer, dans un entretien avec La Tribune Afrique que « le Congo est le seul pays [de la sous-région, ndlr] qui, avec un déficit budgétaire de presque 18% en 2015 et un taux d'endettement qui est à presque 70%, a besoin d'un ajustement assez important ».

Selon le FMI, les impératifs pour le gouvernement congolais sont désormais la nécessité d'un ajustement budgétaire en vue de renforcer la confiance des investisseurs, la contenance de la dette publique à des niveaux durables ainsi que la stimulation de la croissance.

De son côté, l'Etat congolais tente depuis de limiter la casse et diminuer les dépenses. Une de ses principales pistes a été l'audit de la fonction publique pour traquer tous les fonctionnaires fantômes pour in fine supprimer les salaires de trop. Brazzaville tente également dans ses dépenses, de donner la priorité aux projets d'investissements, tout en sécurisant les filets sociaux. Une chose dont se réjouit le FMI.

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