Cameroun : Attentats suicides, le Code accuse

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par Code

Nous avons salué votre communiqué du 13 juillet dernier condamnant, au soir, les attentats inédits de Fotokol. C'était aussi rare que pertinent.

Ce soir, nous entrons dans une ère de psychose. Maroua, capitale régionale, une des cités phares de notre pays est touchée par l'épouvante de Boko Haram.

Comme le Tchad, dont nous saluons la mémoire des victimes des attentats de N'djamena, le Cameroun est secoué par un phénomène inconnu jusqu'ici.

C'est un prélude. Qu'on ne s'y trompe pas, la secte barbare nous défiera et attaquera nos symboles dans les métropoles et mettra à mal tous nos efforts.

Il est important dans ces moments d'affliction nationale, dans le sillage de l'élan de solidarité des camerounais à l'endroit des Forces de défense, des victimes et des populations, que vous preniez la parole.

Ce ne sera pas un signe de faiblesse face à l'irrédentisme de nos ennemis. Le silence ne fera qu’accroître la profusion de mesures, certes, volontaristes mais insuffisantes face à la situation nouvelle.

C'est une autre guerre qui commence. Incertaine, sinueuse, atomisée. Les bombes ont plusieurs formes : sous des voiles, dans le froissement d'une burqa, dans les yeux innocents d'une petite mendiante et demain sous une esquisse inédite.

Il faut une stratégie à la hauteur. Un plein exercice du Conseil national de sécurité. Une coordination des mesures des autorités locales. Une démarche nouvelle. Un communiqué aussi généreux soit-il dans sa formulation ne saurait suffire.

Après Paris, les sommets subséquents à Yaoundé, Abuja, Niamey, N'djamena, où la mesure de la menace a été prise et endiguée sur le plan conventionnel, Boko Haram creuse le sillon fertile de la guerre asymétrique.

A défaut de vous rendre sur le terrain, parlez-en. Nous sommes à l'écoute.

Source : Facebook