Guinée-Équatoriale : Le Redhac dénonce la télévision AFRIQUE MEDIA

Exemple de bannière pour articles
par Editeur
Le Redhac  dénonce la télévision Afrique Média

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) s’inquiète vivement des représailles donc sont victimes les défenseurs en Guinée Équatoriale, représailles qui se caractérisent par des harcèlements, arrestation et détentions arbitraires dans les commissariats de police et une campagne de dénigrement de la chaîne de télévision « d’Afrique Media Guinée Équatoriale ».

Les faits : Quelques jours avant l’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nattions (CAN 2015) en Guinée Équatoriale, les défenseurs des droits humains à Bata ont voulu protester contre la décision des autorités Équato-guinéennes d’accueillir la dite Coupe sur le sol équato-guinéen.

Selon Messieurs OKENVE Célestin, défenseur des droits des droits humains et Santiago Martin ESSONO Point focal du REDHAC en Guinée Équatoriale : « les populations vivent dans la pauvreté. L’organisation de cette Coupe d’Afrique des Nattions (CAN) était inopportune car ceci s’apparente à une campagne de marketing communicationnelle pour les autorités Équato-guinéennes, surtout dans un contexte où les droits fondamentaux des citoyens sont constamment violés par ceux là même qui doivent les protéger. »

Ils ont voulu par une manifestation pacifique appeler les populations à exprimer leur mécontentement devant les autorités équato-guinéennes. Pendant qu’ils s’apprêtaient à se rassembler, ils ont été arrêtés par les éléments de la Police Centrale de Bata.

M. Santiago Martin ESSONO point focal du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) a passé 5 jours de détention et M. OKENVE Célestin a passé 15 jours dans les mêmes locaux. Ils ont été libérés sans savoir exactement le motif de leur détention.

Par ailleurs, les défenseurs de la Guinée Équatoriale font l’objet de campagne de dénigrement médiatique sur une chaîne de télévision « Afrique MEDIA » qui couvre également la Guinée Équatoriale.

M. Alfredo OKENVE, Point Focal Délégué du REDHAC en Guinée Équatoriale déclare : « les défenseurs des droits humains en Guinée Équatoriale sont devenus la cible de cette chaîne qui martèle aux populations qu’elle défend le panafricanisme, la solidarité, le développement et que tous ceux qui critiquent les autorités sont les ennemis internes et/ou externes qui conspirent pour déstabiliser le pays. C’est dans ce nouveau contexte de lynchage médiatique, et autres dénigrements que nous essayons de travailler ».

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) : dénonce et condamne les arrestations et détentions arbitraires des défenseurs Santiago Martin ESSONO et OKENVE Célestin, condamne toutes formes de représailles contre les défenseurs en Guinée Équatoriale et en Afrique Centrale, représailles qui se caractérisent par les intimidations, des harcèlements et les détentions et arrestations arbitraires, et la nouvelle forme de dénigrement qui passe par les médias accompagné d’un mutisme des autorités.

Aux autorités de la Guinée Équatoriale, le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) demande :

- le respect de la Déclaration de l’Assemblée Générale des Nations Unies de 1998, la Déclaration de Grand Baie 1999, et de Kigali de 2003 relatives aux défenseurs des droits humains ;

- de garantir l’intégrité physique et psychologique des défenseurs des droits humains en Guinée Équatoriale et en particulier celles de Santiago Martin ESSONO et OKENVE Célestin ;

- d’ouvrir une enquête afin que les commanditaires des arrestations et détentions arbitraires de nos collaborateurs répondent de leurs actes pour une lutte contre l’impunité.

- de s’approprier de la résolution 196 de la CADHP sur la situation des défenseures des droits humains adoptée lors de la 50e Session Ordinaire de la CADHP à Banjul en 2011.

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) demande A la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) - d’exhorter les autorités Équato-guinéennes en particulier et celles de l’Afrique Centrale en général de mettre en œuvre la Résolution 196 de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) sur la situation des Défenseures des Droits humains adoptée lors de sa 50e Session Ordinaire de la CADHP à Banjul en 2011.

Source : communiqué