Cameroun : Atanga Nji instigue l’assassinat des militants du Mrc en prison

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par Kand Owalski
Le ministre camerounais de l’administration territoriale Paul Atanga Nji, principal instigateur des assassinats des militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC, opposition) embastillés par le tyran Biya. | © Photo archives

Ndafem Roger, militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC, opposition) incarcéré à nkondengui vient d'échapper in extremis à un meurtre.

Les faits.

Il est dix sept heures trente : c'est l'heure du contrôle d'effectif au quartier 3.

Au sifflet, chacun doit retourner dans son Local pour que les personnes chargées du contrôle des effectifs passent vérifier que tout le monde est là.

Mais en raison des tracasseries subies à l'accueil par les personnes chargées d'apporter à manger aux militants détenus, le repas est entré avec un retard considérable.

NDAFEM ROGER est en train de se faire servir son repas lorsqu'il se voit rentrer dedans brutalement par un détenu qui lui reproche d'avoir du mépris à son égard.

En effet, c'est un prisonnier nommé par le Régisseur MEDJO qui est chargé du contrôle d'effectif des prisonniers. C'est quand même surprenant.

Comme je le disais tantôt, il lui rentre dedans et lui dit :

'' j'ai sifflé et tu continues à prendre ton repas hein, je vais t'enlever le mépris''.

C'est ainsi qu'il se fait aider par trois autres prisonniers pour arrêter NDAFEM ROGER de force et le conduire en cellule d'isolement.

Les autres détenus du MRC qui sont dans le même quartier s'y opposent mais très rapidement le nombre de prisonniers qui se dressent contre eux augmente en un claquement de doigts.

Les amis politiques laissent donc faire.

Quelques uns suivent simplement les prisonniers qui emmènent ROGER et d'autres se précipitent vers l'administration pour leur faire part de la situation.

NDAFEM ROGER est mis en cellule d'isolement et au moment de son incarcération dans cette cellule, l'un des prisonniers passe un couteau à un autre se trouvant déjà dans la cellule.

A peine entré les amis politiques restés dehors peuvent écouter les voix à l'intérieur de la cellule d'isolement. On lui réclame les droits de cellule. Il donnera cinq cents francs. Et s'en suit des cris. On vient de le poignarder. Ses bourreaux lui réclament 15 mille.

Il dira "j'ai encore cinq cents francs sur moi, vous pouvez me déshabiller et me fouiller". On entend à nouveau des cris.

Il a en effet été poignardé à deux reprises.

Les Amis politiques assistent impuissants à l'assassinat de leur camarade, la porte de la cellule ne peut être enfoncée à cause de sa rigidité.

Quelques minutes après deux agents de l'administration pénitentiaire appelés au secours par les amis politiques arriveront et feront sortir NDAFEM ROGER mourant de la cellule et lui diront ''ça t'apprendra à organiser les marches de KAMTO.''

A l'infirmerie on refuse de le soigner. C'est le camarade Dr Ngono Modeste, lui même prisonnier du satrape qui va essayer avec les moyens archaïques d'arrêter la saignée.

Voilà la situation à l'heure actuelle dans la prison.

Les détenus du MRC ne sont pas en sécurité.

Kand Owalski