Cameroun : Le pouvoir envisage de conduire nuitamment Maurice Kamto au Tribunal militaire

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par Africa Info
Ferdinand Ngoh Ngoh fait feu de tout bois même au prix du ridicule. | © Photo archives

Face à la déculotté infligé ce mardi 9 avril par le président élu Maurice Kamto et ses alliés en refusant de se rendre au tribunal cautionner un procès à la kafkaïenne, la dictature de Yaoundé multiplie des réunions de minuit pour tenter de reprendre la main.

De sources proches des services de renseignements camerounais, des réunions de crise convoquées par le secrétaire général de la présidence camerounaise Ferdinand Ngoh Ngoh se sont tenues jusqu’à très tard la nuit dans un endroit tenu secret à Yaoundé, la capitale camerounaise.

Prenaient également part à cette messe de minuit les ministres camerounais Grégoire Owona, Paul Atanga Nji, Jacques Fame Ndongo, Jean De Dieu Momo, Luc Sindjoun. Les chefs de service de renseignements et des responsables militaires. « Certains officiers d’armée convoqués ont brillé par leur absence », a confié à Africa Info une source proche du dossier.

« Après l’échec de leur piège tendu au Professeur Maurice Kamto et ses alliés ce jour, Paul Biya s’apprêterait à les faire kidnapper si possible de nuit et les faire juger par le tribunal militaire devant un faux public en majorité des militaires à sa solde et les condamner », a déclaré notre source.

« Mais si le peuple camerounais joue sa partition en se mobilisant massivement sur l’étendue du territoire, le tyran Biya aura des difficultés énormes pour mettre en œuvre ses plans machiavéliques », a-t-elle ajouté.

« Dans les prochaines semaines, au regard de ce procès ubuesque, le Cameroun sera mis au banc de la communauté internationale et des sanctions seront prononcées », a soufflé à Africa Info un diplomate européen, craignant une implosion du pays qui non seulement pourra déboucher sur une guerre civile, mais aussi et surtout mettre en danger les gros intérêts des puissances étrangères.

« Il faut tout faire pour que la situation ne dégénère pas », a-t-il conclu, visiblement pessimiste.

Ai Yaoundé