Cameroun : Mamadou Mota, chef Biloa Effa et le Dr Okoko déshabillés à la prison de Kondengui

Exemple de bannière pour articles
par BB
Le tout puissant Ngoh Ngoh a décidé d’arrêter tout le monde. Il finira par faire arrêter même son ombre. | © Photo archives

Quand Dieu veut te perdre, il te rend fou. A t’on souvent l’habitude d’entendre chez les chrétiens. C’est ce qui arrive au régime de Yaoundé.

Les autorités de Yaoundé ont déshabillé le président Mota, le secrétaire à la santé Dr Oko et sa majesté Biloa EFFA avant de les faire entrer dans la cour de la prison. Une manière pour eux de les humilier. 

La doctorante Flore Mboussi quant à elle vient de déposer ses valises au quartier féminin de la prison centrale de Kondengui.

Les détenus de la marche blanche du 26 janvier ont refusé catégoriquement que leurs dirigeants soient humiliés outre mesure en les plaçant au quartier 4, appelé cellule de passage réputée pour être un lieu de torture et de dépouillement des biens des détenus.

Il s'agit d'une pièce de 3m×3 dans laquelle sont placées parfois plus de 200 personnes en position debout. L'argent arraché aux détenus qui y transitent est reversé au régisseur à raison de 100.000 FCFA chaque semaine. Les militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC, opposition) s’y sont opposés.

La dictature a décidé d’arrêter tout le monde. Quand un pouvoir se comporte ainsi c’est parce qu’il a peur. Le peuple les rend fou. Ils doivent arrêter 1000 autres personnes le 8 juin 2019.

Seule la lutte libère.

BORIS BERTOLT