Cameroun : dialogue national, la milice d’Atanga Nji sème la terreur a Bamendakwe

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par Michel Biem Tong
D’après une source sécuritaire digne de foi, ce gang d’Atanga Nji dirigé par « Scorpion » qui est assisté d’un certain Njemche Félix utilise des armes et des gilets pare-balles à eux offerts par l’armée, des motos et des voitures banalisées pour terroriser les populations de Bamendakwe. | © Photo archives

D’après une source sécuritaire et locale à Bamendankwe (nord-ouest anglophone), un certain Nkwenti alias Scorpion, à la tête d’un groupe de 20 jeunes gens du quartier Ntenefor ont tué deux jeunes, Che et Akoh, il y a quelques jours et blessés plusieurs villageois. 

Nos sources révèlent que « Scorpion » est en connexion avec le ministre de l’Administration territoriale Atanga Nji (élite de la région) qui lui a acheté une Toyota Runx.

D’après une source sécuritaire digne de foi, ce gang d’Atanga Nji dirigé par « Scorpion » qui est assisté d’un certain Njemche Félix utilise des armes et des gilets pare-balles à eux offerts par l’armée, des motos et des voitures banalisées pour terroriser les populations de Bamendakwe, vandaliser les maisons, les boutiques juste parce qu’ elles suivent le mort d’ordre de ville-morte lancé par le gouvernement indépendantiste en exil.

Le groupe armé aurait menacé les populations de sévir si elles continuent d’observer ces mots d’ordre. Voilà donc le rôle des « comités de vigilance » dont parlait récemment Atanga Nji dans sa correspondance du 17 septembre 2019, au gouverneur du Nord-Ouest, Lele Lafrique.

Pendant que le gouvernement camerounais, par la voix du même Atanga Nji, offre à grand renfort médiatique des dons à des milliers de déplacés internes originaires du Southern Cameroons dans la République du Cameroun, l’armée et la milice à sa solde continuent de commettre des dégâts au sein de la population en vue de susciter d’autres déplacés internes qui seront bénéficiaires des dons du gouvernement, dans le cadre du plan national humanitaire. Le drame est que tout ceci se passe au moment où on parle de dialogue en vue d’une solution à la crise. Quelle hypocrisie !

Par Michel Biem Tong, journaliste web en exil