Cameroun : Le dictateur Biya planifie l’arrestation et l’assassinat de Maurice Kamto

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par Michel Biem Tong
Réputés pour être la main criminelle du pouvoir de Yaoundé, c’est à l’assassin Émile Bamkoui que la lourde mission d’arrêter et assassiner Maurice Kamto a été confiée. | © Photo archives

Après avoir fomente des crimes en zone anglophone/l’assassin Émile Bamkoui et sa sécurité militaire veulent faire arrêter Maurice Kamto pour terrorisme.

D’après une information reçue par le mouvement citoyen des Camerounais de l’étranger Brigade Anti-Sardinards (BAS) des sources ultra-confidentielles au sein du sérail camerounais, le régime Biya envisage une nouvelle arrestation du professeur et leader politique Maurice Kamto.

Pour ce faire, toujours selon la BAS, ce régime s’est/attaché les services de la Division de la Sécurité Militaire (SEMIL)/du colonel-voyou Emile Joël Bamkoui. Ce dernier a mis sur pied un plan/qui consiste à faire importer des armes par un pays voisin, faire interpeller des individus, filmer par la Crtv (télévision d’Etat) leurs aveux selon lesquels c’est Maurice Kamto qui les a envoyé acquérir cet armement pour renverser le régime et procéder à l’arrestation de l’opposant pour terrorisme.

Réputés pour être la main criminelle du pouvoir de Yaoundé, l’assassin Emile Bamkoui et sa SEMIL ont implémenté plusieurs plans machiavéliques en zone anglophone avec pour objectif de casser l’unité dans la révolte des anglophones qui revendiquent la restauration du Southern Cameroons, indépendant depuis le 1er octobre 1961 (tous les détails de ces plans machiavéliques dans ce lien YouTube https://www.youtube.com/watch?v=PP26f2e89pE&t=7s; https://www.youtube.com/watch?v=-TVeGKDGu-s&t=18s ).

L’auteur de ces lignes sait de quoi il parle parce que lorsque je suis interrogé de manière arbitraire dans ce service de renseignement militaire du ministère de la Défense le 23 octobre 2018, un agent de la SEMIL m’a révélé que ce service a mis en place une stratégie pour diviser lesanglophones.

Allez donc savoir d’où proviennent tous les kidnappings contre rançons attribués aux séparatistes armés, tous ces groupes armés prétendument séparatistes dont les armes ne servent qu’à affronter les groupes séparatistes fidèles aux idéaux de la lutte, tous ces assassinats des civils comme des militaires avec décapitation et mutilation des corps, tous ces activistes et leaders prétendument séparatistes dont le travail consiste à s’attaquer aux indépendantistes véritablement engagés dans la révolution, tous ces enterrements vivants de civils comme des militaires dont les corps sont exhumés le lendemain, etc. Il s’agit de l’exécution d’un plan élaboré dans les bureaux du sinistre Emile Bamkoui.

L’objectif de ces plans diaboliques est simple :

(1) décourager la population anglophone de tout soutien à ces groupes d’autodéfense séparatistes

(2) semer la confusion au sein du mouvement indépendantiste anglophone sous ses branches tant politique que militaire

(3) décourager les potentiels soutiens du mouvement à l’extérieur

(4) Labelliser les groupes armés indépendantistes anglophones comme étant des groupuscules terroristes et criminels aux yeux de l’opinion internationale (médias, ONGS et gouvernements occidentaux).

Le rôle de Bamkoui dans le conflit anglophone est semblable à celui du terrible Jean Fochive, patron des services secrets camerounais des années 1960 jsuqu’au milieu des années 1990 (il est décédé le 15 avril 1997), lui aussi spécialisé dans les assassinats des personnes qui dérangent le pouvoir établi.

En 1996, alors que le mouvement indépendantiste anglophone Southern Cameroons National Council (SCNC) prend de l’envergure, Paul Biya décide de le neutraliser.

La présidence de la République contacte Jean Fochivé qui met en place une stratégie qui consiste à créer un groupe armé qui va attaquer des sites civils et militaires, tuer des policiers et gendarmes, faire annoncer à la Crtv que ce sont les séparatistes qui sont les auteurs de cette attaque et procéder à l’arrestation des militants du SCNC et à leur liquidation physique. Le plan a été exécuté le 29 mars 1997.

Comme quoi, dans le cadre de la crise anglophone, il ne suffit pas de se considérer comme leader séparatiste, activiste séparatiste ou groupe séparatiste pour l’être véritablement.

Beaucoup ont reçu mission de la SEMIL de Bamkoui : casser la révolte anglophone. Ce qui n’est en soi pas une mauvaise chose. Mais il est important que les services de renseignement militaire dans leur plan épargne la vie des innocents.

Par Michel Biem Tong, journaliste web en exil