Cameroun : crise anglophone, le génocide se poursuit avec la complicité de la France

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par Michel Biem Tong
Lundi 30 décembre a été le jour du combat du siècle à Menji entre les Red Dragons commandés par Field Marshall himself et l’armée camerounaise. | © Photo MBT

Au lieu de décrocher la tête de « Field Marshall », l’armée massacre 6 civils dans localité du Lebialem, région du Nord-Ouest.

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Depuis le 28 décembre dernier, les troupes de l’armée camerounaise déployées par milliers (des sources proches des forces de défense parlent plutôt de plus de 500 soldats) dans le Lebialem (sud-ouest anglophone) livrent le combat de leur vie.

Ne l’oublions pas. Les législatives et municipales c’est pour bientôt. Le statut spécial accordé aux anglophones doit également entrer en application.

D’après une source locale, le 28 décembre dernier, l’armée camerounaise a lancé une offensive contre le groupe armé Red Dragons à Alou (que contrôle aussi General Ayeke des Gorillas Fighters qui est encore vivant).

Le groupe armé a été pris par surprise surtout que, révèle notre source, ce fut un samedi, jour de marché. C’est ainsi que, avons-nous appris, 5 REd Dragons ont été encerclés. 2 d’entre eux ont été capturés par des soldats camerounais et 3 autres ont réussi à s’échapper. Les capturés ont été conduits à Dshang.

Le dimanche 29 décembre, nous apprend une source locale, les troupes camerounaises ont engagé une bataille intense à Alou. Mais cette bataille a été infructueuse puisque n’ayant pas pu tuer ni capturer un seul Red Dragon.

C’est plutôt les civils qui en ont payé le prix. Notre source nous annonce 6 civils (dont un couple) tués par des soldats camerounais et plusieurs autres grièvement blessés. Chiffre que conteste un soldat qui a requis l’anonymat. Sans plus de détails.

Lundi 30 décembre a été le jour du combat du siècle à Menji entre les Red Dragons commandés par Field Marshall himself et l’armée camerounaise.

A Menji tout comme à Mveh, au lieu –dit « Three Corners » dès 1 heure du matin, les combats ont été intenses. Pour le moment, il est difficile d’avoir le bilan chiffré de cette confrontation.

Mais de sources locales et même interne à l’armée, les troupes camerounaises ont subi d’énormes pertes et enregistré de nombreux blessés sous l’effet du « Lefangse » (explosifs de fabrication artisanale) et du « Fontem Asonganyi » (arme de fabrication artisanale).La colonne attaquée par les Red Dragons attendait un soutien d’un autre contingent de l’armée camerounaise stationné à la sous-préfecture de Fontem. Mais une fois à Menji, il se faisait déjà tard. Il n’a pu que constater les dégâts.

Pour l’instant, il est difficile de faire un bilan exact de cette autre bataille de Lebialem, infructueuse pour l’armée camerounaise. Mais de sources proches de cette armée, 21 Red Dragons ont été neutralisés et un important matériel de guerre saisi de l’ennemi.

Ce que conteste le camp d’en face qui dément toute fuite du commandant Field Marshall qui, d’après un de ses gardes du corps, garde le contrôle de la situation.

Des sources locales témoignent avoir aperçu 7 camions remplis de militaires morts et blessés partir de Menji pour Dschang. Ce que dément une source proche de l’armée.

Les combats sont censés se poursuivre aujourd’hui, 31 décembre 2019. Plusieurs contingents de l’armée camerounaise se trouvent encore au Lebialem pour, dit-on là-bas, « capturer Field Marshall vivant ».

Mais le patron des Red Dragons, d’après nos informations, aurait demandé aux populations locales de trouver un lieu sûr car ses troupes annoncent un véritable « nettoyage » en ce jour de Saint-Sylvestre.

Par Michel Biem Tong, journaliste web en exil