Tchad : « Halte au massacre de nos enfants » (Communiqué)

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Ai- Tchad- La coalition trop c’est trop constate avec regret la dégradation de la situation liée au port de casques prise par le Gouvernement. La manière et la méthode appliquée par les forces de sécurité ne sont pas de nature à protéger les citoyens. Elle vise bien au contraire, à empêcher vaille que vaille l’expression d’un droit constitutionnel, celui de la liberté d’expression.

 

En effet, cette décision impopulaire dans un contexte d’angoisse lié à la lutte contre Boko Haram n’est pas de nature à favoriser un climat de paix.

Les agents de sécurité intérieure ont utilisé des forces disproportionnées non seulement sur les élèves, mais aussi sur les étudiants qui étaient en examen à la faculté occasionnant du coup trois morts, des blessés graves, des arrestations mêmes des élèves et étudiants dans les domiciles privés et surtout des étudiants se trouvant dans des bus.

Par conséquent, la coalition trop c’est trop exige du gouvernement,

La suspension de la mesure de port de casque ; La démission du ministre de l’intérieur, les Directeurs de la Police et de la Gendarmerie La poursuite judiciaire des militaires ayant tués, blessés et détruits le bus des étudiants et/ou jetés les lacrymogènes dans le bus, dans la bibliothèque et amphithéâtre ; La Coalition appelle au dialogue entre le Gouvernement, les élèves, étudiants et la libération immédiate des élèves et étudiants arrêtés.

Nous rappelons au gouvernement, qu’aucune décision ne doit être prise dans un esprit mercantiliste mais plutôt dans l’intérêt de protection des citoyens.

Nous attirons l’attention des forces de sécurité intérieure que l’enceinte des établissements est sacrée et inviolable. Par conséquent, y entrer, frapper, torturer n’est pas du tout acceptable et interpelle le ministre de l’éducation nationale.

La coalition rend responsable le gouvernement devant les instances internationales de ce qui adviendra car l’utilisation de la force n’est pas de nature à résoudre cette question.

N’Djaména, le 09 mars 2015

Le Porte Parole

Mme Narmadji Céline