Tchad : Au nom de toutes les femmes combattantes

Exemple de bannière pour articles

habréAi- Tchad- En ce 8 mars, plusieurs pays n’ont pu faire adopter le Code de la Famille faute de consensus sur les Droits des femmes.

 

De même, dans de nombreux pays, il n’y a plus d’opposition, à l’ère des drones, la répression a, désormais, elle aussi, des armes sophistiquées ; harcèlement fiscal, accusations de détournement de fonds, procédures judiciaires abusives. Cela donne, au finish, un mirage démocratique reposant sur un énorme clientélisme, des tripatouillages constitutionnels assurant tantôt des prolongations de mandat, tantôt des présidences à vie.

Un achat massif des consciences permet d’avoir des élections « apaisées » ainsi, se construit le mythe de la bonne gouvernance.

Comme on peut le relever, toutes les institutions sont en crise ; les institutions judiciaires ne sont plus crédibles, elles ploient sous la volonté présidentielle, l’armée est fragilisée par le blanchiment, le trafic de drogue, la fausse monnaie. La soi-disant Communauté Internationale - si prompte à décider qui, il faut juger, et, qui, il faut laisser tranquille - connaît tous ces abus, dérives et perversions. Au nom de ses intérêts économiques et stratégiques, elle soutient les hommes-lige qui lui obéissent et elle les aide à mettre en place ces fictions démocratiques, qui grandissent, sous son aile protectrice et prédatrice. Elle bénéficie dans cette complicité avec les régimes, de l’appui d’une société civile artificielle, prête à se mettre au service des citadelles d’argent et à porter leur guerre contre les priorités nationales.

Un bilan peu reluisant dans la conduite des affaires de la cité par la gent masculine mais qui contraste avec les discours ambiants sur une économie africaine prometteuse alors que l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale sont déstabilisées par des actions de terrorisme servant de prétexte à leur morcellement et à une remilitarisation économique : synonyme de perte de souveraineté et de pauvreté.

Cette faillite ne justifie t-elle pas qu’une place plus grande soit faite aux femmes dans les stations de pouvoir ? Notre continent n’a plus de leaders, il n’y a plus d’hommes  ayant un courage politique, ayant foi en leur pays, en la capacité de leurs populations de réaliser une vision au service des intérêts nationaux et de se mobiliser pour le faire.

Voici venu le temps des femmes !

Bonne fête ! A toutes les femmes.

Mme Fatimé Raymonne Habré