Cameroun : Une prise d’otages qui donne des insomnies

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dieeuAi- Cameroun- Les autorités camerounaises ne dorment plus sur leurs deux oreilles depuis l’enlèvement dans la nuit de jeudi 19 et vendredi 20 mars dernier de 16 camerounais dans la localité de Garoua Boulai, ville frontalière avec la Centrafrique.

 

 

De source sécuritaire, les premiers ratissages des forces de défense et de sécurité camerounaises ont permis de retrouver l’un des otages, un certain Souaïbou Alidou.

« Il a été abandonné dans la forêt par les preneurs d’otages », a confié à Africa Info une source indépendante, indiquant que le 23 mars, le gouverneur de la région de l’Est Dieudonné Ivaha Diboua  et son état-major s’étaient  rendus dans la zone frontalière avec la RCA.

« C’était d’une part pour rassurer les populations de cette localité et d’autre part  mobiliser les forces de défense et de sécurité pour retrouver par tous les moyens les 15 autres otages », a expliqué une source officielle, sans plus de détails.

La prise d’otage n’a jusqu’ici pas été revendiquée même si au lendemain de l’enlèvement, les agents de renseignements camerounais avaient vite fait d’accuser les rebelles du  Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine.

Dans un communiqué rendu public quelques jours après, le Ministre de la Défense du   mouvement politico-militaire qui en principe « combat le régime au pouvoir à Bangui » le Colonel Pierre YAKOUA avait balayé d’un revers de la main ces accusations allant même jusqu’à accuser le régime du président camerounais  Biya de travailler dans le noir pour apporter son soutien à ses détracteurs.

« Nous demandons à ces autorités de cesser de jeter du discrédit sur notre chef et son mouvement. Et que leurs agissements en collaboration avec ces hommes politiques centrafricains pour ternir davantage notre image doivent s’arrêter », avait menacé dans le communiqué le mouvement rebelle.

Ai Bertoua