Cameroun : Afrique Médias, ces nouveaux pasteurs de la haine, du tribalisme…

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Ai- Cameroun- Le panafricanisme n'est pas racisme. Le panafricanisme n'est pas xénophobie. Le panafricanisme n'est pas ethnicisme. Le panafricanisme n'est encore moins un chèque en blanc octroyé aux dictatures.

 

Le panafricanisme est à la fois un mouvement politique prônant l'unité du continent, une philosophie de l'esthétique de la pensée africaine et devenir de la "race" noire. L'objectif à terme est de pouvoir rendre au continent africains et aux fils issues de cet espace cette fierté perdue suite à notre rencontre violente avec l'occident ( esclavage, colonisation), mais également entrainer notre "retour à l'humanité" pour parler comme Cesaire ou notre " sortie de la grande nuit", telle que vue par Fanon et repris par Mbembe.

Les discours haineux diffusés à longueur de journée sur cette chaîne financé en grande partie par un pouvoir qui bafoue les libertés, opprime son peuple et hostile aux étrangers paradoxalement originaires du même continent contribue à enclaver nos esprits, détruit l'amour que nous pouvons entretenir à l'égard de notre altérité et constitue un obstacle à la constitution d'un universalisme véritablement universel tel que souhaité par Immanuel Wallerstein.

Nul ne saurait nié les effets pervers des politiques occidentales en Afrique: financement des rébellions, asphyxie des économies, occupation militaire avec en toile de fond l'accaparation de notre sous-sol.

Ces actions conduites par des gouvernements et des multinationales doivent être dénoncées et critiquées. Mais est-ce pour cela que nous devons entretenir la haine de l'occident ou la haine du blanc? Je ne pense pas. Car ce serait un amalgame criarde de penser que tous les occidentaux cautionnent les interventions militaires en Afrique. À titre d'exemple ce ne sont pas les africains qui ont levé le voile sur les pans obscurs de la françafrique, mes d'abord des européens à travers l'Association Survie. Autre chose: L'initiation à la lutte politique des militants de l'UPC a été le fait de communistes français à travers les cercles d'études de Yaoundé.

Ainsi ce qu'il faut critiquer avec toute raison gardée, ce ne sont ni les blancs, ni l'occident ( concept encore plus ambiguë), mais les politiques de certains gouvernements et des multinationales, symbole du capitalisme qui exploitent à la fois des millions d'africains, mais également des asiatiques et des latino américains. Plus certains éprouvent un malin plaisir à s'enfermer dans la logique victimaire tout en négligeant nos propres responsabilités d'où l'intérêt du Nouvel africanisme politique qui bien que présentant certaines limites, a le mérite de pointer du doigt les responsabilités des gouvernements africains dans la perpétuation systématique de cette domination et des mécanismes d'exploitation du continent.

Qui sont ceux qui volent des milliards pour les garder à la deutsche bank, Hsbc ou au crédit suisse? Qui sont ceux qui concèdent des contrats faramineux d'exploitation du sous sol et reçoivent en contre partie des pots de vin? Qui sont ceux qui détournent l'argent destiné à la construction des hôpitaux, des routes et restent impunis? Certains voudront me dire qu'ils n'ont pas le choix. Je le répondrai FAUX on a toujours le choix. On peut choisir entre se sacrifier pour son peuple ou encore se la couler douce dans les hôtels construits par le contribuable européen. On a le choix entre aller se faire soigner dans son pays ou construire des hôpitaux de qualité tout n'est que question de volonté.

Mais pour comprendre cet état d'esprit chez nos leaders, il faut rentrer dans les textes de Franz Fanon où il parle "du petit secret de la colonie". C'est à dire cette dimension de la jouissance, de la volonté de devenir comme le maître blanc, de la haine de son frère qui a été cultivé par les colons blancs. Ainsi, nos dirigeant ont d'abord cherché à ressembler aux blancs et vivre comme les blancs au lieu de vivre pour eux et pour leur communauté. Dès lors la lutte doit s'opérer dans une double dimension. Tout d'abord une alliance entre les mouvements altermondialistes qui critiquent cette globalisation brutale qui accentue les l'inégalité entre les classes, mais également combattre ces régimes politiques qui asservissent leurs peuples et crient à l'impérialisme lorsqu'ils sont en difficulté. À défaut tout n'est que manipulation.

VOILA POURQUOI CES CHARLATANS D'AFRIQUE MEDIA (certains panélistes sont intéressants et pondérés) QUI NE COMPRENNENT RIEN A LA NÉGRITUDE, AU PANAFRICANISME OU A L'AFROCENTRICITE SONT PLUS DANGEUREUX QUE CEUX QUI NOUS GOUVERNENT ACTUELLEMENT CAR ILS LEUR SERVENT UNE CRÉDIBILITÉ QU'ILS N'ONT PAS.

© Via Comité de Libération Cameroun Des Prisionniers Politiques : Boris Bertolt, Journaliste chercheur

Source : Camer be