Cameroun : Le Haut Commissaire du HCR dans les camps des refugiés

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antonioAi- Cameroun- « La Communauté internationale doit se mobiliser pour soutenir le Cameroun ». C’est en tout cas la position du Haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres face à la presse le 26 mars 2015 après une visite de travail dans le camp de réfugiés de Minawao dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.

 

Une région en proie à la folie meurtrière de la nébuleuse secte islamiste Boko Haram qui malgré les victoires des troupes de la coalition (camerounaise et tchadienne) continue de semer la peur et la désolation.

En effet, de source digne de foi,  le camp de réfugiés de Minawao est passé de 6000 réfugiés à 34 000 en l’espace de 06 mois. Alors qu’au départ de sa création, il était censé contenir pas plus de 18 000. D’où la menace d’une catastrophe humanitaire constatée par le numéro 1 du HCR qui était accompagné dans son périple par le représentant résident de l’organisme onusien au Cameroun et des autorités locales.

De source proche de l’organisme, M Guterres a vécu en direct le quotidien désastreux des dizaines de refugiés nigérian, tchadiens et camerounais qui sont devenus des sans domicile fixe à cause des hommes du terroriste Shekau.

« Le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés a exhorté une  mobilisation massive pour le Cameroun d’une façon significative pour qu’on puisse garantir et au nigérian, et aux centrafricain et aux communautés locales tout l’appui dont ils ont besoin en ce moment extrêmement difficile. Mais il faut aussi aider le Cameroun, du point de vue économique, du point de vue sécuritaire, appuyer ce pays qui en démontrer une énorme générosité », a confié à Africa Info un diplomate qui a ajouté que selon des statistiques, le Cameroun compte de nos jours environ 350 000 réfugiés sur son sol.

Après le Cameroun, Antonio Guteres s’est rendu au Tchad pour une autre visite de travail, indiquant que cette visite s'inscrivait  dans un élan de compassion aux  réfugiés centrafricains, nigérians et camerounais sur le sol tchadiens.

Ai Yaoundé