Congo-Brazzaville : Changement de la constitution, la tension monte

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SassouAi- Congo- Selon l’opposition (la vraie), Denis Sassou Nguesso par des méthodes machiavéliques et louches, voudrait empêcher l’alternance démocratique en 2016.

 

S’adressant à M Gaspard Lenekonov de la majorité présidentielle qui, dans une contribution publié récemment sur le site du Journaldebrazza.com intitulée « si le Congo rate l’alternance démocratique en 2016, la faute reviendra à l’opposition », Maître Célestin Ngantsui (opposition)   n’a pas digéré cette incongruité.

« Cher Monsieur, votre article se donne à désirer et vous faites le jeu de Sassou et de son clan. En effet, si l’opposition dans sa conquête de pouvoir doit, selon vous, user de toutes les stratégies démocratiques pour arracher le pouvoir, la majorité au pouvoir doit aussi user de toutes les voies démocratiques pour conserver le pouvoir. C’est tout a fait logique et juste. La majorité au pouvoir doit utiliser les moyens légaux et démocratiques pour conserver le pouvoir, faire autrement serait un coup d’état. Les stratégies politiques de conservation du pouvoir ne sont pas légales et démocratiques », a indiqué M Ngantsui.

« C’est vraiment malhonnête et injuste de dire que l’opposition doit user de tous les moyens pour conserver le pouvoir de toutes les voies politiques imaginables », a-t-il poursuivi.

Avant de conclure sur fond d’avertissement : « Il y a dans votre analyse deux poids et deux mesures. Dès lors que votre analyse sur l’alternance démocratique au Congo est squelettique. Dans un Etat de droit, les voies de conservation et conquête du pouvoir sont légales et démocratiques. Le peuple congolais veut le départ sans condition de Sassou et son clan. Ce qui veut dire qu’il est pour l’alternance politique démocratique. Diviser l’opposition par la corruption ne servira à rien car le président Sassou est en fin de mandat. Il doit impérativement laisser le pouvoir. Son mandat fini en juillet 2016 et le souverain primaire ne veut plus de lui.»

C’est dans ce contexte politique tendu que l’un des puissants partis de la majorité, le Parti national pour le rassemblement du Congo (PNRC)  vient de prendre date avec l’histoire en rejoignant les rangs de la plate forme de l’opposition.

Dans une déclaration rendue publique le 26 mars 2015, son président Julien Mbani a annoncé son retrait immédiat du collège des partis de la majorité présidentielle.   Sur le changement ou non de la constitution du 20 janvier 2002, le PNRC a fait savoir que « non seulement celui-ci est faux et inutile, mais qu’il est orchestré par des caciques du parti congolais du travail (PCT, au pouvoir). »

Il a réitéré son  opposition catégorique  au changement de la loi fondamentale et a interpellé tous ses militants à adhérer à toutes les réflexions et actions de l’opposition visant à barrer  la route au changement de la constitution.

Ai Brazzaville