Crise anglophone : Des militaires en majorité de la tribu « Bulu » poursuivent leur génocide

par Africa Info
C’est sur hautes instructions du Chef de l’état Paul Biya que le ministre camerounais de la défense Joseph Beti Assomo encourage le pogrom dans les régions anglophones. | © Photo archives

Le génocide se poursuit dans les régions anglophones du Cameroun. Sous le regard complice de la communauté internationale. La France au nom de ses intérêts garde le silence.

En deux jours, une centaine de personnes ont été assassinées par des militaires, en majorité « Bulu », tribu du président camerounais Paul Biya aujourd’hui âgé de 85 ans et au pouvoir depuis 36 ans, a appris Africa Info de source digne de foi.

« Ils éventrent des femmes enceintes, violent, pillent, volent, brûlent et terrorisent les pauvres populations qui se voient obligés de prendre le chemin de l’exil », a confirmé une source militaire, ajoutant qu’ils n’obéissent même plus à leurs supérieurs hiérarchiques venant d’autres tribus.

« De Fundong à Bambui en passant par Belo, les hommes en tenue bastonnent les voyageurs, les civils. Aux postes de contrôle, ils font la même chose. Pire encore, ils extorquent de l’argent. Ils volent. Arrachent et confisquent les téléphones portables. Bref ils fouillent et emportent tout ce qu’ils trouvent. Tout le monde est en brousse », a témoigné un une source sécuritaire qui a requis l’anonymat.
RWANDA Bis répétita au Cameroun?

« Comme prévu avec le déroulement des évènements depuis 2016, le Cameroun s'achemine tout droit vers un génocide à la rwandaise avec les mêmes acteurs principaux: les intérêts de la France, le maintien à tout prix du leader d'un régime dictatorial autocratique francophone, des massacres préalables, des soldats français dans les parages, le mépris total de vies humaines, la corruption, la lâcheté et le silence d'une certaine communauté internationale », a commenté un internaute.

« Au Rwanda, l'étincelle qui embrasa tout fut l'avion du leader autocratique qui fut abattu à son atterrissage malgré la présence de soldats français. Au Cameroun, il ne reste plus qu'une étincelle qui embrasera tout. Que sera t'elle? Quelle sera sa nature? Espérons que le leader autocratique local et son système comprendront enfin l'importance du dialogue inclusif et démontrera enfin qu'il est réellement un "mendiant de la paix", a-t-il fait remarquer.
Donatien Ateba, Ai Yaoundé