Le magazine "Jeune à fric" pris en flagrant délit de mensonge

par Jean Robert Wafo
Le magazine « Jeune Afrique » devient au fil des jours une feuille de choux spécialisé dans l’information de caniveau. | © Photo archives

Démenti du Social Democratic Front (SDF, opposition) à propos de l'article de Jeune Afrique au sujet d'une prétendue rencontre entre le leader du SDF Ni John Fru Ndi et Paul Biya, au pouvoir depuis 37 ans.

Dans son édition N°2987 parution du 08 au 14 avril 2018, l'hebdomadaire Jeune Afrique dans un article non signé intitulé «Fru Ndi sénateur?» fait état de ce que «John Fru Ndi a été discrètement reçu au palais d'Etoudi, au moment où le conseil constitutionnel proclamait les résultats des sénatoriales du 25 mars».

Le SDF dément avec vigueur les affirmations avancées dans ce journal tout en faisant part de son indignation totale devant les insinuations graves faites à l'encontre de son Président national.

Pour la bonne information du public relativement à ces élections sénatoriales, le SDF tient à faire les précisions suivantes:

- Le Président national Ni John Fru Ndi n'a rencontré personne à ce sujet à la présidence de la République le 25 mars 2018 encore moins un jour autre. Il n'est jamais allé à la présidence de la République pour une discussion quelconque concernant les 30 sénateurs à nommer. Il n'est pas intéressé par une nomination au sein du Sénat.

- Le SDF n'est pas demandeur d'une quelconque nomination, que ce soit au Sénat ou au sein d'un gouvernement d'union nationale. L'initiative de faire partie des 30 sénateurs nommés n'a jamais été abordée au sein des instances dirigeantes du parti. Une démarche dans ce sens ne peut se faire que suivant les canons statutaires du parti, ce qui n'a jamais été le cas jusqu'ici.

- La position du SDF est connue de tous à savoir que le participation du parti au sein des institutions législatives est tributaire du nombre d'élus obtenu à la suite des élections et non des nominations-saupoudrages imposées par quiconque non mandaté par le parti encore moins par le Président de la République.

Sur la base de ce qui précède, le SDF demande aux responsables de l'hebdomadaire Jeune Afrique de démentir son information sur cette prétendue réception accordée par le Président de la République au Président national du parti.

Le SDF relève avec curiosité que de la préparation aux résultats de la Convention du parti tenue en mars dernier, l'hebdomadaire Jeune Afrique a publié, article après article, une série d'informations erronées sur le parti sans toutefois prendre la moindre précaution de procéder à des recoupements au sein du parti, comme l'exige la déontologie journalistique.

En tant que ministre du shadow cabinet du SDF en charge de l'information et des médias, je n'ai jamais été approché par Jeune Afrique. Encore moins un cadre du parti. Pourtant au vu de notre marche irréversible vers la victoire à la présidentielle de 2018, on se serait attendu à une meilleure collaboration de la part de cet hebdomadaire panafricain. Le SDF reste néanmoins disponible en cas de besoin.

Tout en indiquant que les journalistes de cet hebdomadaire ainsi que leurs confrères nationaux sont au demeurant des journalistes de qualité qui remplissent avec bravoure et de façon digne et remarquable leur haute mission de service public, le SDF les invite dorénavant à exercer dans le cadre de la couverture des activités du parti, leur noble métier dans un esprit de responsabilité, de sincérité et de vérité.

Et d'éviter surtout, comme c'est le cas avec l'information susmentionnée, d'être les relais des officines en plein désarroi qui tentent désespérément de ternir l'image et la réputation du SDF et des ses représentants à la veille des échéances électorales de 2018 qui seront à coup sûr capitales pour l'avenir du Cameroun.

La capacité d'invention et de mensonge de ces officines hideuses n'aura aucune limite à la veille de ces échéances.

Fait à Douala le 10/04/2018

Jean Robert Wafo