Crise anglophone : Le Cameroun vers la scission

par Correspondance
Les médias locaux ont rapporté que certains gendarmes avaient été enlevés par des hommes armés non identifiés tôt samedi. | © Photo archives

Deux Gendarmes camerounais ont été tués par des séparatistes présumés dans la région du Nord-Ouest.

Deux gendarmes camerounais ont été tués par des séparatistes présumés dans la région du Nord-Ouest. Les médias locaux ont rapporté que certains gendarmes avaient été enlevés par des hommes armés non identifiés tôt samedi.

Plus tard dans la journée, on a appris que les corps sans vie avaient été retrouvés dans la zone de Bali Nyonga de la région agitée par des éléments pro-sécession poussant à l’indépendance par rapport à la majorité francophone au Cameroun.

L’incident selon un journaliste local couvrant la crise anglophone, Mimi Mefo de Equinoxe TV, avait conduit à un déploiement massif de soldats comme le samedi soir. Le même jour, la police de la capitale Yaoundé a violemment perturbé une marche religieuse pour la paix. Les témoins rapportent qu’ils auraient utilisé des balles réelles pour disperser les manifestants.

On ne sait toujours pas pourquoi la police a dispersé le groupe. Un journaliste d’Equinoxe TV a cependant déclaré que la marche s’est terminée de manière sanglante. En mars 2018, la police avait perturbé une manifestation similaire.

Plus de vingt femmes portant un balai avaient été arrêtées pour avoir protesté, mais elles furent relâchées par la suite. La région anglophone (nord-ouest et sud-ouest) a été l’épicentre de l’agitation séparatiste qui a commencé comme une protestation contre la marginalisation des régions par la majorité francophone au Cameroun.

Jusqu’à présent, plus de trente membres des forces de sécurité ont été tués dans des attaques de type guérilla revendiquées par les séparatistes. Depuis, le gouvernement a intensifié l’option militaire pour faire face à la crise. Les habitants de ces régions continuent de fuir dans les forêts voisines et au Nigéria.

On a souvent parlé de médiation, mais aucune mesure concrète n’a encore été prise à cet égard. En ce moment le Cameroun, vit de crise entre la partie Anglophone et Francophone.

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