Cameroun : L’Ambassadeur des Etats-Unis et Ferdinand Ngoh Ngoh

par Boris Berthold
Moyennant la somme d’un million de Fcfa pour chaque titre, Ngoh Ngoh s’est contenté de quelques francs-tireurs pour atteindre ses objectifs. | © Photo archives

Tirs groupés des journaux contre l’ambassadeur des États- Unis et les opposants à Paul Biya, la main invisible de Ferdinand Ngoh Ngoh, Secrétaire général a la présidence du Cameroun et « vice-président ».

Plusieurs titres de la presse nationale annonçaient la semaine dernière un différend entre trois opposants sur le partage d’une prime de 2,6 milliards Fcfa destinée à Oshi (SDF), Kamto (MRC) et Akere Muna (AFP).

Présentant ainsi ces candidats comme de mèche avec une puissance étrangère pour s’emparer du pouvoir, le vice-président Ngoh Ngoh en fin diplomate continue de mettre la pression sur les Etats-Unis, un peu comme il le fit en son temps avec la chaîne de télévision Afrique Médias sur la France.

Le vice-président de la République n’a cependant pas pu embarquer dans sa campagne funeste des médias sérieux, faute d’éléments probants pour soutenir son accusation. Moyennant la somme d’un million de Fcfa pour chaque titre, il s’est contenté de quelques francs-tireurs pour atteindre ses objectifs.

La campagne était prévue pour durer une semaine et va se décliner également dans des émissions de débats politiques. Ainsi au-delà de la presse de seconde zone des médias sérieux sont entrés en scène.

Puis ce weekend les émissions des plateaux télés moyennant du cash. Ainsi, ils ont transformé une rumeur malsaine en information.
Cependant que le vice-président n’oublie pas seulement que les États-Unis sont un morceau dur à croquer et qu’il pourrait bien se casser la dent.

BORIS BERTOLT