Centrafrique : Des présumés membres des groupes armés accusés

par Jonas Bissanguim /ACAP
Les treize accusés auditionnés par vagues ont été arrêtés fin 2016 et en février 2017, lors d'opérations engagées par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation de la paix en République Centrafricaine (MINUSCA) pour prévenir des affrontements entre les groupes armés dans la ville de Bambari. | © Photo archives

Treize présumés membres des groupes armés de Bambari devant la Cour criminelle de Bangui.

La Cour criminelle de Bangui, présidé par le magistrat Rock Alfred Ngoumbré, a entamé, lundi 30 juillet 2018 à Bangui, l'audition de treize hommes membres présumés des groupes armés de la région de Bambari (388 km au nord-est de Bangui) poursuivis pour association de malfaiteurs, attentat à la sûreté intérieure de l'Etat, détention illégale d'armes ou munitions de guerre, destruction d'édifices publics, rébellion et crime contre l'humanité.

Il s'agit d'Idris Ahamed El Bachar, Line Algoni Anesser, YAYA Idriss, Kongonendji Jean Vincent, Mbreo Fabrice, Nzapamounazo François, Bahal Hissen Ali Moussa, Abdel Madjid Fadoul, Alshelm, Youssouf Ismaél et Ali Djibrine, tous membres du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) du Général Mahamat Alkhatime, de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) d'Ali Daras et du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam.

Les treize accusés auditionnés par vagues ont été arrêtés fin 2016 et en février 2017, lors d'opérations engagées par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation de la paix en République Centrafricaine (MINUSCA) pour prévenir des affrontements entre les groupes armés dans la ville de Bambari.

Les treize hommes jugés depuis lundi 30 juillet à Bangui encourent la peine de mort, qui figure dans le Code pénal centrafricain, même s'il n'a pas été appliqué depuis 1980.

C'est la deuxième fois depuis le début de l'année 2018 que la Cour d'appel de Bangui organise une session criminelle. La première, en janvier et février derniers, avait permis de juger l'ancien chef des miliciens Anti-balaka surnommé "Général Andjilo" ainsi qu'une dizaine de compagnons d'un des chefs de l'ex-coalition Séléka, Abdoulaye Hissène.

Jonas Bissanguim /ACAP