Gabon : Ali Bongo Ondimba, vacance temporaire ou définitive

par CP Jr
Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, s’est dit « préoccupé par certains développements en rapport avec la situation sanitaire du chef de l’État gabonais ». | © Photo archives

Pour ne pas constater la vacance de pouvoir, la Cour constitutionnelle modifie la Constitution.

Confrontée depuis plusieurs jours à la question du constat de vacance temporaire ou définitive du pouvoir suite à l’absence du président gabonais Ali Bongo Ondimba suite à un accident vasculaire cérébral, la Cour constitutionnelle a surpris l’opinion en contournant le problème par une réécriture de l’article 13 de la Constitution.

La Cour constitutionnelle du Gabon présidée par Marie-Madeleine Mborantsuo n’a pas fini de surprendre.

Face au vide institutionnel de plus en plus prégnant au sommet de l’Etat qui empêche un fonctionnement régulier des institutions, le Président de la République n’étant plus en capacité de présider le Conseil des ministres et de prendre des actes réglementaires, les juges constitutionnels, membres du pouvoir judiciaire, ont décidé de réécrire la Constitution devenant à la fois législateur et juge en violation de l’article 5 de la loi fondamentale du Gabon qui dispose : « La République gabonaise est organisée selon les principes de la souveraineté nationale, de la séparation des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaire ».

Christian Perrin Jr