Cameroun : Scandale de la CAN 2019, comment Grégoire Owona mange son argent en solo

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par Boris Berthold
Dans cette mécanique du silence et de la terreur sur les chantiers, Grégoire OWONA recevait en contre partie des pots de vin pour son silence. | © Photo archives

Le scandale des détournements de la CAN 2019 n’a pas finit de réserver des surprises. Dans ce qui mérite d’être considéré comme le plus grand braquage des caisses de l’Etat depuis l’accession du Cameroun à l’indépendance, les rôles étaient répartis.

Vous avez ceux qui octroyaient les marchés avec en retour des rétro commissions. Dans cette catégorie, figure en bonne place: Ferdinand NGOH NGOH, le SGPR; Ayem Monger, le Conseiller économique de Paul Biya, Seraphin Magloire Fouda le SGPM et d’autres responsables de la présidence de la République membres de la Task Force et de l’unité technique opérationnelle.

Puis vous avez ces patrons d’entreprises prêtes noms qui s’assurent du versent des rétro commissions. Dans cette galaxie du braquage vous avez également des responsables influents de l’Etat en charge de la protection des intérêts de certains patrons ayant gagné des marchés.

On peut dès lors parler d’une DIVISION NATIONALE DU BRAQUAGE DES CAISSE DE L’ÉTAT ( DINABRAC) C’est dans la dernière catégorie que l’on retrouve Grégoire OWONA, ministre du travail et secrétaire général adjoint du comité central du RDPC.

L’actuel ministre devait s’assurer que les employés des différents chantiers soient exploités en contradiction avec les normes régissant le droit du travail au Cameroun. Ainsi, les employés camerounais sur les sites de la CAN se sont retrouvés exploités, dominés, maltraités sans protection du ministre du travail.

Dans cette mécanique du silence et de la terreur sur les chantiers, Grégoire OWONA recevait en contre partie des pots de vin pour son silence. Une situation observable sur l’ensemble des chantiers de la CAN. Mais prenons celui du stade d’Olembe construit par l’entreprise italienne PICCINI qui n’a même plus d’argent pour payer ses employés.

L’un des objectifs des projets tels que ceux de la CAN c’est d’offrir la main d’œuvre au personnel local. Mais à Olembe, La main d'œuvre est importée. Les étrangers lavent le stade, ils conduisent les camions et font tous les petits métiers qu'on pouvait attribuer aux Camerounais...triste n’est-ce pas!

Ce qui au final aboutit à de la discrimination, du racisme, intimidation et violences contre les employés camerounais interdits de broncher. Ecoutez: M.Arshak Donabedian manager du garage qu'il gère avec ses frères Levon donabedian,Assador Torossian et Levon Serge insultent et frappent sur les employés camerounais comme des esclaves.

Grégoire OWONA, ministre du travail a été tenu informé de ces faits graves et n’a pas levé le petit doigt. En plus, les délégués du personnel ont été licenciés abusivement sous les yeux de Grégoire Owona. Ne dit - on pas que la bouche qui mange ne parle pas.

Mais, les intérêts de Grégoire OWONA ne se limitent pas à assurer les intérêts des patrons sur les chantiers. Il est également le proche et ami, du PDG de PrometalAciérie haïsham le djammal un libanais qui livre les fers à béton sur plusieurs chantiers. D’ailleurs, la magnanimité de Haïsham le libanais n’a pas de frein.

Il a fait construire une villa à Grégoire Owona dans la cité balnéaire de KRIBI à Pierre Bleue. Heureux ceux qui ferment les yeux ils verront la bonté des enveloppes.

Il n’y a donc pas de hasard dans ce scandale de la CAN. Le gang doit rester solidaire dans le crime organisé. Rien de surprenant de voir Grégoire Owona sortir de sa réserve pour apporter son soutien à Ferdinand NGOH NGOH.

C’est dans la douleur que l’on reconnaît les vrais amis et le ministre du travail tient à affirmer sa solidarité au chef de gang, secrétaire général de la présidence de la République.

BB