Centrafrique : L'ONU et les enfants soldats

Exemple de bannière pour articles

Ai- RCA- La situation des enfants soldats dans les conflits armée en RCA sera  évoquée  lors d’une mission d’une délégation onusienne conduite par Radhika Commrasawy, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations-Unies arrivée à Bangui le 16 novembre et ce jusqu’au 22 novembre prochain.

Le but  de cette mission est de permettre à la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies de faire le point sur la situation  des enfants enrôlés dans les différentes rebellions et/ou touchés par les conflits armés en République centrafricaine, a appris l'agence Ai.

 

La délégation aura aussi à faire un  plaidoyer en faveur des enfants en soulevant des préoccupations relatives à leur  protection dans les zones touchées par la Lord Resistent Army (LRA, de Joseph Kony)  à travers le déploiement des forces de défense et de sécurité nationales et régionales dans ces zones à haut risque.

Et pour  discuter de ces préoccupations,  Mme Commrasawy  rencontrera successivement les différents acteurs que sont le Gouvernement, les groupes armés, la société civile, la MICOPAX, l’équipe de pays et les partenaires au développement de la République Centrafrique.

Cette mission fait suite à la publication en avril 2011 par l’Organisation de Nations-Unies (ONU) du Rapport du Secrétaire Générale sur les enfants et le conflit armés  en RCA (S/2011/241) qui révèle que : « le recrutement d’enfants par des groupes armés est demeuré gravement préoccupant, en particulier dans le nord-est et l’est du pays. Si le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) de 525 enfants associés à l’APRD entre juin 2008 et décembre 2010 constituait un progrès considérable, l’ONU a reçu des informations indiquant que des enfants – garçons et filles –, se trouvaient toujours au sein de ce groupe armé » a souligné le rapport rendu public sur cette problématique avant de préciser que « les commandants de l'Armée populaire pour la restauration de la République et la démocratie (APRD)  ont nié avoir recruté délibérément des enfants et expliqué que ceux-ci s’étaient engagés de leur plein gré pour recevoir nourriture et protection »  .

Selon ce même rapport, dans le nord, l'Union des forces démocratiques pour le Rassemblement (UFDR), la CPJP et les milices d’autodéfense locales continueraient d’employer des enfants qu’on a vu se battre dans leurs rangs au cours de l’attaque lancée contre Birao (préfecture de la Vakaga) par la CPJP le 24 novembre 2010.

Selon une source bien informée du Binuca, l’ONU demeure préoccupée par la présence d’enfants parmi les milices d’autodéfense, en particulier dans le nord-ouest et les zones où sévissait l’Armée de résistance du Seigneur.

La même source renseigne  que  l’ONU  continue de s’employer à convaincre les autorités centrafricaines de la nécessité de mettre un terme à l’emploi et au recrutement d’enfants par tous les éléments armés, y compris les groupes d’autodéfense.

D’après des témoignages dignes de foi, des enfants se trouvent encore dans les rangs du MLJC dans la préfecture de la Vakaga. Et dans le Sud-est, l’Armée de Résistance du Seigneur continue d’enlever des enfants et de les enrôler de force.

Pour mémoire, le 19 octobre 2011, l’APRD a signé un plan d’action s’engageant à libérer tous les enfants présents dans ses rangs. Pendant ce temps, la CPJP a également marqué sa volonté de signer un plan d'action. Le 20 novembre, il est prévu que la plan d’action sera signé a Ndele en présence de la Représentante Spéciale du Secrétaire Général.

De sources onusiennes, la  délégation se rendra aussi à l’intérieur du pays.

Kabongo, Ai Bangui