Congo-Brazzaville : Renforcement de la planification contre les grossesses précoces

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Ai- Congo- Un atelier de réflexion et d’élaboration d'un plan d’action pour le repositionnement de la planification familiale en République du Congo, afin que plus de femmes accèdent à des services de planification familiale de qualité, s’est tenu récemment à Brazzaville avec l’appui technique et financier du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).

Cette initiative vise à identifier des approches et des actions innovantes permettant de renforcer la visibilité, la disponibilité et la qualité des services de planification familiale pour accroître l’usage des méthodes contraceptives modernes. Cet atelier a permis de renforcer les efforts de plaidoyer en faveur de la planification familiale, la formulation de stratégies et d'actions innovantes pour promouvoir la planification familiale dans les formations sanitaires et les communautés, et doivent aboutir à un plan d’action, un cadre de mise en œuvre et des mécanismes de coordination de service de planification familiale à travers le pays.

En République du Congo, le faible taux d’utilisation des produits contraceptifs (13%) favorise les grossesses précoces. Selon l'Enquête démographique et de santé de 2005, 41% des Congolaises de plus de 18 ans ont au moins un enfant, ou sont enceintes pour la première fois. A 19 ans, cette proportion concerne plus de la moitié des filles (52 %). Or, l’observation des taux de mortalité maternelle selon les groupes d’âges montre que les jeunes filles âgées de 20 à 24 ans sont les plus vulnérables (32%), et les adolescentes âgées de 20 ans représentent, à elles seules, 25% des décès maternels.

Le Représentant de l'UNFPA, Monsieur David Lawson, souligne: "la promotion de la planification familiale constitue l’un des moyens les plus efficaces et peu coûteux pour prévenir les grossesses précoces et réduire la mortalité maternelle estimée à 781 décès pour 100,000 naissances vivantes au Congo. Cependant, l’utilisation des services de planification familiale reste faible dans la majorité des formations sanitaires étatiques. Il est heureux que cette thématique soit une priorité gouvernementale. L'UNFPA soutient pleinement cette initiative qui contribuera, accompagnée des autres mesures engagées par le gouvernement, à réduire la mortalité maternelle."

Eugène Gampaka, Ai Brazzaville