Au coeur du débat

Maurice Kamto a Douala ou l’affirmation de la victoire éternelle

L’histoire raconte que dans les Saintes Écritures qu’un jour, après avoir mangé, Jésus obligea ses disciples à monter dans une barque. Lui alla prier sur la montagne.

La barque s’éloignait progressivement à chavirer à cause de la puissance du vent. Puis Jésus redescendit de la montagne. Se mit à marcher sur les eaux jusqu’à ses disciples.

Mais Pierre douta que c’était Jésus. Il dit à Jésus si c’est vraiment que je te retrouve sur les eaux. Jésus lui demanda de venir. Il marcha aussi sur les eaux mais comme le était fort, il commençait à s’enfoncer et s’écria: seigneur sauvé.

Aussitôt Jésus tendit la main, le saisit et lui dit: homme de peu de foi. Pourquoi as tu douté? Une manière pour Jésus de lui demander de ne plus jamais douter de son guide.

Ainsi pourrait-on résumer ce jour toutes ces agitations. Ces polémiques inutiles. Ces discours amateurs et emprunt de peu de convictions sur le discours du Pr Maurice KAMTO à Douala.

De la profondeur de son discours qui pourtant emprunt de beaucoup de fermeté, d’amour, du refus de la violence sur toutes ses formes contre les adversaires et du rejet de la violence de l’oppresseur, de maîtrise du contexte de guerre tribale larvée, certains n’ont pas eu la maîtrise, la foi pour émettre des doutes sur leur leader. Qui pourtant depuis le début accomplit des miracles.

Le premier miracle et le miracle éternel de Maurice KAMTO est celui d’avoir amené ce peuple traumatisé par 36 ans de dictature, dépolitisé, humilié à reprendre goût à la politique. Car tout est politique dans une société. Même le sexe est politique. En reprenant goût à la politique nous avons commencé à reprendre la main sur nos vies qui étaient captives du pouvoir de Biya.

Ce désir que nous ressentons aujourd’hui plus que jamais de faire partir Biya parce que nous voulons du travail, des hôpitaux, des médecins, des routes, du travail, de la justice, des bonnes écoles.

Ce désir n’est pas seulement celui de faire de la politique, mais c’est le désir de vivre. Oui la vie. Cette vie que nous avions presque perdu.

Nous la retrouvons progressivement. Car dans la vie en réalité il y a l’espoir. Cet espoir que demain soit meilleur pour nous, pour eux, pour nos enfants.

Nous devons ce nouvel état d’esprit, cette volonté de conquête, ce désir de vivre, ces nouveaux espoirs à un homme: Maurice KAMTO.

Il a rallumé une flamme qui était éteinte depuis des années. Il a fait revivre l’espoir. C’est une victoire éternelle que personne ne pourra retirer.

C’est pourquoi Maurice KAMTO est devenu pour le changement au Cameroun ce que le sang est pour le cœur. C’est à dire la locomotive.

A Douala lundi dernier, Maurice KAMTO dans un discours improvisé pour la circonstance a immortalisé la victoire éternelle du peuple. Il est venu inscrire la lutte dans la longue durée.

Il n’a pas appelé à la fin de la résistance mais demandé de ne pas utiliser les armes de l’oppresseur pour résister c’est à dire la violence. Le régime de Biya est un régime qui doit sa survie à sa brutalité. A ce jeu, ceux qui n’ont pas d’armes sont facilement battables.

Pour le renverser, KAMTO a compris qu’il faut mobiliser le peuple dans la longue durée. Il faut rassembler plus large. Il faut cultiver la patience. Il faut introduire le pardon et l’amour dans la sphère publique. En réalité il faut déstabiliser l’oppresseur. Il faut le surprendre.

On ne renverse pas une dictature de 36 ans en deux semaines. Un peuple lobotomisé par la tyrannie a besoin de reprendre confiance en lui, de croire au changement, de se trouver un leader qui pourra guider ses aspirations.

Et aujourd’hui, nous avons un leader en la personne de KAMTO Maurice. Nous devons toujours avoir foi en notre guide car il sait très bien où il nous amène après nous avoir déjà permis de reprendre nos vies en main.

Hommes de peu de foi, levez-vous et marchez. Vous êtes pardonnés car on vous aime et KAMTO ne veut pas vous perdre.

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